Guy DOYEN

Nullius In Verba
  • La Croyance Matérialiste en Science

    Posté le 10 février 2017

    Grâce aux progrès de la science notre monde a été transformé par une immense expansion de notre savoir, de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Alors que la science et la technologie semblent être au sommet de leur gloire, avec une influence qui s’est étendue dans le monde entier et un triomphe qui semble incontestable, des problèmes inattendus perturbent les sciences de l’intérieur. La plupart des scientifiques pensent que ces problèmes finiront par être résolus par plus de recherche mais certains pensent qu’on a affaire à quelque chose de plus profond.

    La science contemporaine est basée sur la philosophie du matérialisme, qui prétend que la réalité est matérielle ou physique, qu’il n’existe rien d’autre que cette réalité matérielle, que la conscience est un sous-produit de l’activité physique du cerveau. Cette croyance (parce qu’il s’agit bien d’une croyance) est puissante non pas parce que la plupart des scientifiques y réfléchissent de manière critique, mais parce que justement ils ne le font pas. Le système de croyance qui gouverne la pensée scientifique conventionnelle est un acte de foi. La plus grande illusion scientifique est que la science connait déjà les réponses. D’après cette pensée, des détails doivent encore être résolus mais les réponses aux questions fondamentales ont été réglées (et sont conformes à l’idéologie matérialiste).

    L’hypothèse centrale est que tout est essentiellement matériel ou physique, même les esprits. Ce système de croyance est devenu dominant en science à la fin du XIXème siècle et est maintenant considéré comme acquis. Beaucoup de scientifiques ignorent que le matérialisme est une supposition. Ils le considèrent simplement comme étant la vision scientifique de la réalité. On ne leur a même pas enseigné et personne ne leur a donné la chance d’en discuter. Ils absorbent cette idée par une sorte d’osmose intellectuelle.

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  • Hydrogène métallique : de la théorie à la réalité

    Posté le 30 janvier 2017


    Photos des différentes étapes par lesquelles passe l’hydrogène compressé. A environ 200 GPa il passe de l’état d’hydrogène moléculaire transparent pour ensuite être converti en hydrogène noir moléculaire et pour finir par devenir de l’hydrogène métallique. Les dessins juste en dessous montrent un solide moléculaire compressé puis ensuite dissocié en hydrogène métallique à 495 GPa

    Près d’un siècle après qu’il soit théorisé, des scientifiques de Harvard ont réussi à créer le matériau le plus rare (et potentiellement l’un des plus précieux) de la planète.

    L’hydrogène métallique a été créé par Isaac Silvera et Ranga Dias. Leur recherche est décrite dans un papier publié le 26 janvier dans la revue Science

    Il s’agit d’une très grande avancée de la physique des hautes pressions

    En plus d’aider les scientifiques à répondre à des questions fondamentales concernant la nature de la matière, ce matériau a été théorisé comme ayant un large champ d’applications dont la possibilité de devenir un supraducteur à température ambiante.

    « C’est le Saint Graal de la physique des hautes pressions », a déclaré Isaac Silvera.

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  • Appear.in : La Vidéoconférence sans Inscription

    Posté le 29 décembre 2016

    appearinPrésentation rapide

    Le site Appear.in propose un moyen extrêmement simple de créer des vidéoconférences faciles à rejoindre. Vous pouvez héberger jusqu’à 8 personnes simultanément (12 pour la version Premium).

    Vous créez un lien de vidéoconférence de type appear.in/nomconference et vous le partagez avec vos amis ou collaborateurs. Il leur suffit de cliquer sur le lien pour vous rejoindre.

    Une messagerie instantanée est incluse.
    Il est également possible de partager votre écran pour montrer des photos, sites Web, présentations, etc.

    appearin-01


    Navigateur Web ou application ?

    Appear.in utilise un nouveau standard Web (WebRTC) pour la communication en temps-réel dans les navigateurs Web. Seules les dernières versions de Chrome, Firefox ou Opera supportent cette technologie.

    Pour les personnes utilisant un iPhone/iPod ou iPad il vous faudra installer l’application iOS
    Sur Android vous avez le choix soit d’utiliser un des navigateurs Web cités ci-dessus, soit d’installer l’application

    L’application ajoute des fonctionnalités comme des animations plutôt amusantes

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  • Une Meilleure Vision pour les Télescopes Infrarouge

    Posté le 6 décembre 2016

    aloha

    L’Univers peut paraître très différent lorsqu’il est observé en infrarouge. Les télescopes infrarouges peuvent voir à travers les nuages intergalactiques qui bloquent la lumière visible ou voir des objets froids tels que des exoplanètes en formation. Cependant, la faible performance des détecteurs ainsi que la lumière thermique émise par les miroirs à ces longueurs d’onde rendent les observations infrarouges plus complexes que celles en lumière visible.

    Le travail de Pascaline Darré (de l’Université de Limoges) et de ses collègues suggère qu’une technique de conversion de la lumière infrarouge en fréquences visibles (appelée ALOHA, pour “Astronomical Light Optical Hybrid Analysis”) pourrait grandement améliorer la sensibilité des réseaux de télescopes infrarouges.

    La lumière infrarouge collectée par un télescope est envoyée dans un guide d’ondes en matériau optique non linéaire. Là, la lumière infrarouge est mélangée à la lumière laser et convertie en lumière visible par un processus connu sous le nom de génération de somme de fréquences. La lumière visible est ensuite dirigée vers les détecteurs à travers des fibres optiques. De précédentes expériences de laboratoire par les mêmes auteurs ont montré que cette méthode a le potentiel de réduire le bruit de détection.

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  • Un Nouveau Concept de Spectromètre à Neutrons pour les Vols Habités

    Posté le 5 décembre 2016

    fast_neutron_spectrometer

    Le détecteur et les circuits d’un nouveau spectromètre à neutrons (qui est testé dans l’Espace pour surveiller les rayonnements subits par les astronautes lors des futures missions de la NASA) ont été fabriqués et testés au National Space Science and Technology Center (NSSTC) de l’Université d’Alabama à Huntsville (UAH)

    Le Fast Neutron Spectrometer (FNS) est maintenant à bord de la Station Spatiale Internationale.

    Les neutrons contribuent à l’exposition aux rayonnements de l’équipage et doivent être mesurés pour évaluer les niveaux d’exposition. Le FNS, développé par le Marshall Space Flight Center (MSFC) et le Johnson Space Center (JSC) de la NASA, utilise un nouveau concept d’instrument qui peut améliorer de manière significative la fiabilité de l’identification des neutrons dans l’environnement de rayonnement mixte de l’Espace lointain.
    Le chercheur principal et chef d’équipe du MSFC est Mark Christl. Le project manager du JSC est Catherine McLeod et le technical lead est Eddie Semones, également du NASA JSC.

    « Notre technique améliore la méthode ‘capture-gated’ bien établie qui utilise des scintillateurs plastiques remplis de Bore-10 pour mesurer l’énergie des neutrons rapides » explique Evgeny Kuznetsov, research engineer au Center for Space Plasma and Aeronomic Research (CSPAR) de l’UAH, qui a travaillé sur l’appareil avec John Watts, CSPAR research scientist
    « L’élément central de FNS est un scintillateur composite personnalisé combiné à des circuits électroniques spécialisés qui fonctionnent de concert pour séparer clairement les signaux dûs aux neutrons des signaux dûs aux autres formes de rayonnement ».

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