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  • La sonde Cassini a détecté une atmosphère d’oxygène sur la 2ème plus grosse lune de Saturne

    Posté le 30 novembre 2010

    Il s’agit là d’une première : c’est la première fois qu’une sonde spatiale détecte directement de l’oxygène dans un autre monde.

    C’est en mars 2010, lors du survol de Rhéa à une altitude de 97 Km, que la sonde Cassini a détecté de l’oxygène dans la fine atmosphère de cette lune glacée de Saturne.

    Les instruments de bord de Cassini ont révélé une atmosphère extrêmement fine composée d’oxygène et de dioxyde de carbone alimentée par des particles de haute énergie venant percuter la surface et soulevant des atomes, molécules et ions.

    Les astronomes ont comptabilisé 62 lunes orbitant autour de Saturne. Rhéa, avec son diamètre de 1500 Km est la 2ème plus grande lune de Saturne et l’on pense qu’elle est presque entièrement constituée de glace.

    « C’est vraiment la première fois que nous voyons directement de l’oxygène dans l’atmosphère d’un autre monde » a déclaré Andrew Coates du Mullard Space Science Laboratory de l’UCL, et co-auteur de l’étude publié dans le journal Science.

    « La chimie active et complexe impliquant de l’oxygène pourrait être assez commune dans le système solaire et même dans l’Univers » a déclaré le chef d’équipe Ben Teolis du Southwest Reserch Institute de San Antonio (Texas).

    L’atmosphère de Rhéa lui donne une place unique dans le système de lunes de Saturne. Seuls Rhea et Titan, la plus grande des lunes de Saturne, ont une masse assez importante pour retenir une atmosphère avec leur gravité. Titan, cependant, a une atmosphère d’azote et de méthane très épaisse, avec très peu de dioxyde de carbone et d’oxygène.

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  • On a trouvé la fontaine de jouvence !… Pour les souris en tous cas

    Posté le 29 novembre 2010

    Des scientifiques de Harvard ont été surpris de constater une inversion spectaculaire du vieillissement d’une souris. Ils pensent maintenant être capables de régénérer des organes humains.

    « Ce que nous avons vu sur ces animaux n’était pas un ralentissement ou une stabilisation du processus de vieillissement. Nous avons vu une inversion spectaculaire qui était inattendue » a déclaré Ronald DePinho qui a mené cette étude publiée dans le journal Nature.

    « Cela pourrait conduire à des stratégies qui amélioreraient le potentiel régénératif des organes lors du vieillissement des individus et donc améliorer leur qualité de vie. Si cela peut servir à accroître la longévité est une question à laquelle nous ne sommes pas encore en position de répondre ».

    Le processus de vieillissement est encore mal compris mais les scientifiques savent qu’il est causé par plusieurs facteurs. Les particules hautement réactives appelées radicaux libres sont produits naturellement par le corps et peuvent endommager les cellules.

    Le groupe de Harvard s’est focalisé sur le processus de raccourcissement des telomères. La plupart des cellules du corps contiennent 23 paires de chromosomes qui transportent notre ADN. A l’extrémité de chaque chromosome se trouve un « capuchon » protecteur appelé télomère. A chaque fois qu’une cellule se divise, les télomères se raccourcissent jusqu’à ce qu’éventuellement ils s’arrêtent de fonctionner et que la cellule meure ou se retrouve dans un état suspendu appelé « sénescence ». Ce processus se trouve à l’origine de la plupart des symptomes liés au vieillissement.

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  • Pieuvre ou alien ?

    Posté le 27 novembre 2010

    Cette pieuvre, appelée pieuvre mimétique, peut imiter toute une gamme d’animaux marins. Quand on la voit à l’oeuvre dans cette vidéo on se demande si elle ne sort pas d’un film de science-fiction.

    Elle a été découverte en 1998 au sud des îles Sulawesi en Indonésie.

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  • Evolution stellaire

    Posté le 26 novembre 2010

    Lorsque l’Univers a vu le jour il y a 13,75 milliards d’années, les seuls éléments étaient l’hydrogène, l’hélium, et des traces de lithium, de béryllium et de bore.

    Les élément plus lourds n’existaient pas encore : ils ont été produits par nucléosynthèse, le processus de fusion des noyaux atomiques qui a lieu au coeur des étoiles. Les étoiles les plus massives ont pu produire des éléments aussi lourds que le fer.

    Quand les étoiles ont épuisé tout leur combustible nucléaire, elles commencent à évoluer. Ce processus d’évolution dépend de la masse initiale des étoiles :

    – Les étoiles de taille moyenne éjectent des nébuleuses planétaires, laissant un noyau de naine blanche.

    – Les étoiles plus massives explosent en supernovae, laissant des étoiles à neutrons ou des trous noirs au centre des vestiges de supernovae.

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  • Energie noire : un test de la géométrie de l’Univers soutient son existence

    Posté le 25 novembre 2010

    L’affirmation selon laquelle la mystérieuse énergie noire accélère l’expansion de l’Univers a acquis des bases plus solides avec la mise en oeuvre réussie d’un test géométrique proposé il y a 30 ans.

    Cette accélération de l’expansion de l’Univers a été détectée pour la première fois en 1998. Les astronomes étudiant des supernovae de type 1a, explosions d’étoiles utilisées comme « chandelles standard » [point de repère] à cause de leur luminosité prévisible, ont fait une incroyable découverte : les supernovae les plus distantes apparaissaient moins lumineuses que ce qu’elles auraient dû être si l’Univers était en expansion constante. Cela suggérait que quelque force inconnue surnommée plus tard énergie noire (ou énergie sombre) devait agir contre la gravité.

    Depuis cette époque, les études comparant les variations dans le fond diffus cosmologique avec celles de la distribution actuelle des galaxies, ont permis aux cosmologistes de retracer l’expansion de l’Univers, soutenant l’idée de l’énergie noire. Elles ont également suggéré que l’Univers était plat, ce qui signifie qu’il contient juste ce qu’il faut de matière pour le maintenir délicatement en équilibre pour éviter soit un effondrement sur lui-même soit une expansion éternelle.

    Ces 2 hypothèses sont devenues un élément fondamental de la compréhension qu’ont les cosmologistes de l’Univers. Christian Marinoni et Adeline Buzzi du Centre de physique théorique de l’Université de Provence de Marseilles ont indépendamment vérifié ces idées en analysant la géométrie d’une paire de galaxies en orbite. Leur étude a été publiée dans Nature

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