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  • LHC : comment obtient-on des ions de plomb ?

    Posté le 8 novembre 2010

    Au départ il y a un morceau de plomb pur de 500 mg et d’un peu moins de 2 cm. Il est chauffé à environ 500°C pour vaporiser un petit nombre d’atomes.

    Un courant électrique est utilisé pour retirer quelques électrons de chaque atome. Ces atomes sont lentement accélérés autour de l’anneau de 27 Km du LHC jusqu’à ce qu’ils perdent tous leurs électrons et deviennent ainsi des ions.

    Lorsqu’ils atteignent 1,38 TeV, on dirige les faisceaux de manière à ce qu’ils entrent en collision au centre des 3 détecteurs.

    Source : Telegraph.co.uk

     

    4 réponses à “LHC : comment obtient-on des ions de plomb ?” Icône RSS

    • « Ces atomes sont lentement accélérés autour de l’anneau de 27 Km du LHC jusqu’à ce qu’ils perdent tous leurs électrons ». Je ne comprends pas bien le mécanisme physique qui leur fait perdre des électrons. En plus, lorsqu’un atome perd un électron sa charge change et donc sa trajectoire dans l’accélérateur est modifiée. Comment le LHC maintient-il les noyaux de plomb sur la trajectoire s’ils perdent des électrons « n’importe quand » ? Auriez-vous plus d’infos à ce sujet ?

      P.S. Pour ceux que le sujet intéresse, j’avais pondu un article sur le LHC avec quelques calculs ici : http://drgoulu.com/2008/09/12/la-faq-du-lhc/

    • Voici la réponse complète (Guide du LHC – Page 13)
      Je conseille la lecture de la FAQ officielle du CERN

      « Les ions plomb sont produits à partir d’un échantillon de plomb d’une extrême pureté chauffé à une température d’environ 500°C. Les ions ainsi produits portent des charges très variables, avec un maximum aux environs de Pb29+. Ces ions sont sélectionnés puis accélérés à une énergie de 4,2 MeV/u (énergie par nucléon), avant de passer au travers d’une feuille de carbone qui les « épluche » et les transforme pour la plupart en Pb54+. Une fois accumulés, les ions Pb54+ sont accélérés à 72 MeV/u dans le LEIR (Anneau d’ions de basse énergie), puis transférés dans le PS. Celui-ci accélère le faisceau pour le porter à 5,9 GeV/u et l’envoie dans le SPS, après lui avoir fait traverser une seconde feuille qui l’« épluche » totalement, produisant des Pb82+. Le SPS porte le faisceau à 177 GeV/u, puis l’injecte dans le LHC, qui l’accélère à 2,76 TeV/u. »

      Merci pour le commentaire. A bientôt !

    • Juste, j’aurais du regarder la FAQ officielle, mais merci de l’avoir fait pour moi 😉

      Bon, reste plus qu’à comprendre pourquoi un atome de Pb perd ses e- quand il traverse une feuille de C…

      Mais c’est génial. C’est un des trucs qui m’épate le plus dans ce genre d’expériences : une combinaison de haute technologie de super pointe, et de bricolages géniaux.

    • J’ai passé énormément de temps hier soir à essayer de tout comprendre. Il y a du boulot c’est sûr 🙂


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