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  • Des étudiants ont trouvé une solution pour fournir de l’eau potable au monde entier

    Posté le 29 décembre 2010

    A l’heure actuelle il y a une pénurie massive d’eau potable dans le monde. Les habitants de pays tels que le Bangladesh, l’Azerbaïdjan, Madagascar et Haïti ont accès à l’eau la plus sale du monde. Mais des étudiants de l’Université de Washington pourraient bien avoir trouvé une solution.

    Les étudiants Chin Jung Cheng, Charlie Matlack, Penny Huang, et Jacqueline Linnes ont participé au défi d’une organisation à but non lucrative basée en Bolivie : la Fundación SODIS. Ce défi était de développer une méthode permettant de fournir de l’eau potable à tous ceux qui en manquent.

    Cette compétition a été encouragée et promue par InnoCentive et sponsorisée par GlobalGiving Foundation. Le défi en question impliquait un processus connu sous le nom de SODIS. SOlar DISinfection of water in plastic bottles (désinfection solaire de l’eau dans des bouteilles plastiques) est un procédé qui élimine 99,9% des bactéries et des virus.

    Tout ce qu’il y a à faire est de remplir une bouteille plastique avec de l’eau et de la laisser exposée au Soleil pendant un certain temps; la chaleur du Soleil et les rayons ultraviolets éliminent virus et bactéries contenus dans l’eau. Malheureusement, jusqu’à maintenant, il n’y avait aucune manière simple de savoir quand est-ce que l’eau était purifiée.

    L’appareil SODIS est très simple et utilise des pièces d’un porte-clé qui clignote lorsqu’il est exposé à la lumière. Ce système est attaché à une bouteille d’eau et surveille la clarté de la bouteille en clignotant lorsque la lumière est obstruée par des particules. Quand il n’y a plus de particules la lumière arrête de clignoter et à ce moment vous obtenez une eau potable à 99,9 %

    Ce petit appareil coûte seulement 3,40$, un prix qui pourrait diminuer avec une production de masse et des achats groupés. La Rockfeller Foundation a doté les étudiants d’une récompense de 40 000 dollars.


    Crédit photo : Université de Washington

    Via PC World / Crédit photo : voir Flickr

     

    6 réponses à “Des étudiants ont trouvé une solution pour fournir de l’eau potable au monde entier” Icône RSS

    • …sauf que ces bouteilles en plastique mises au soleil libèrent des PCB. Mieux vaudrait des bouteilles en verre

    • En raison d’une abréviation commune (PCB), il y a une certaine confusion concernant les polycarbonates, un plastique dur, et les polychlorobiphényles, produits chimiques interdits depuis des décennies.

      Les polychlorobiphényles (PCB) sont des polluants organiques persistants qui étaient utilisés pour une large gamme d’applications industrielles avant leur interdiction en 1979 dans les encres, adhésifs, additifs et dans certaines huiles. L’interdiction de vente, acquisition et mise sur le marché d’appareils contenant des PCB n’a été promulguée que neuf ans plus tard.

      La durabilité, résistance à la chaleur et transparence des plastiques en polycarbonate ont mené à leur utilisation dans des produits tels que les CD/DVD, les vitres incassables, les verres de lunettes, bouteilles d’eau etc.

      Le Bisphénol A (BPA) est un des principaux composants du plastique polycarbonate. Il est connu comme étant un perturbateur endocrinien qui peut affecter la santé en imitant les effets d’hormones naturelles. L’étendue de leur effet sur la santé est encore sujet à investigation.
      Les bouteilles d’eau en plastique, en PET ( catégorie 1) ne sont pas concernées par le bisphénol, et sont considérées non dangereuses. Il est toutefois préférables de ne pas les réutiliser.

      Pourquoi utiliser des bouteilles en PET ?

      Les bouteilles en PET (polyéthylène téréphtalate), c’est à dire la plupart des bouteilles d’eau minérale que l’on trouve sur le marché, sont peu coûteuses, durables et transparentes. Contrairement aux bouteilles fabriquées en polycarbonate, les bouteilles en PET ont des parois très fines qui permettent aux ultraviolets de pénétrer à l’intérieur. Certains plastiques laissent passer certaines substances chimiques dans la nourriture ou l’eau avec lesquels ils entrent en contact mais ce n’est pas le cas du plastique PET lors du traitement SODIS.

      Les bouteilles d’eau en verre sont plus épaisses, laissent passer moins d’ultraviolets dans la bouteille et sont plus lourdes et peuvent se casser.

      Les bouteilles PET utilisées peuvent l’être pendant un an avant qu’elles ne s’abiment au point de devoir être remplacées.

      Sources : eHow, The Water School et ddMagazine

    • Bonjour,

      Le procédé proposé est intéressant. Il est surtout rustique et économique, donc accessible à tout le monde.

      D’après ce que j’ai compris, ce procédé n’a aucune action sur la pollution chimique. Elle peut être de source humaine : composés toxiques, acidité/alcalinité, xénobiotiques (pesticides, résidus des médicaments, hormones de croissance…). Ou elle peut être naturellement présence dans l’eau utilisée. C’est le cas des eaux de forage au Bangladesh qui contiennent naturellement de l’Arsenic.

      Ce procédé remplit tout de même sa fonction de désinfection à moindre coût. Ceci est une très bonne nouvelle. Mais il ne fournit pas de « l’eau potable au monde entier ».

      Amicalement,

    • Très belle idée, mais suffit-il que l’eau soit trouble pour des raisons qui ne sont pas dues à la présence de bactéries pour que le procédé soit inutilisable ?

      Sinon, il faudrait un procédé pour améliorer la qualité de l’eau dans les Etats américains ou il y a forage de gaz :

      http://www.tvqc.com/2010/12/gasland-en-streaming-documentaire-sur-le-gaz-de-schiste/

    • @Siva : C’est vrai, ce procédé n’a aucune action sur les produits chimiques

      @Thomscotch : Oui, le procédé a ses limites et une eau trop trouble ne peut pas bénéficier de ce système parce qu’elle le laisse pas suffisamment passer les rayons du Soleil. Un test simple est de vérifier si vous pouvez voir vos doigts à travers la bouteille. Si c’est le cas, le procédé fonctionnera.

      Je ne suis pas spécialiste mais si l’on veut un système qui permette de lutter contre les produits toxiques et qui soit efficace sur de l’eau trouble, il faudra se tourner vers les nanotechnologies.

    • PotaVida est le nom donné à cet appareil.
      Pour en savoir plus, visitez le site PotaVida.org


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