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  • Le Cycle Solaire

    Posté le 14 août 2011

    Les premières observations de taches solaires ont été faites fin 1610 par Galilée et Thomas Harriot (Johannes Fabricius les a observées en 1611 et a été le premier à publier sur le sujet) mais ce n’est qu’à partir de 1849 que des observations quotidiennes ont été faites à l’observatoire de Zurich.

    Le nombre de taches solaires est calculé en comptant d’abord le nombre de groupes de taches (x10) puis le nombre de taches individuelles. La plupart des groupes de taches solaires comportant 10 taches en moyenne, cette technique donne des chiffres fiables même lorsque les conditions d’observation ne sont pas idéales. Les moyennes mensuelles du nombre de taches solaires montre que leur nombre croît et décroît selon un cycle de 11 ans.

    Il y a en fait au moins 2 chiffres « officiels ». Le premier, international, est compilé par le Solar Influences Data Analysis Center en Belgique. Le 2ème est compilé par la US National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). Les chiffres du fichier spot_num.txt sont des moyennes mensuelles (SSN) et écarts type (DEV) dérivés du nombre international.


    Le minimum de Maunder

    Les archives nous montrent que le Soleil a traversé une période d’inactivité vers la fin du 17e siècle. Peu de taches solaires étaient visibles de 1645 à 1715.

    A cette époque les observations n’étaient pas aussi précises qu’aujourd’hui mais cette absence de taches solaires a été bien observée et documentée. Cette période correspond à une période appelée le « Petit âge glaciaire ».

    La connexion entre l’activité solaire et le climat est un domaine de recherche en cours.

    Source : Marshall Space Flight Center

     

    2 réponses à “Le Cycle Solaire” Icône RSS

    • Bonjour

      J’ai lu que les taches solaires sont plus froides d’environ 1700°C que le reste de la surface du soleil.

      Aussi, je ne comprends pas pourquoi plus il y a de taches, et plus il fait froid sur terre.

      Merci d’avance

    • Bonjour,

      Il est vrai que les taches solaires ont une température inférieure à la température de surface. Vous dites que « plus il y a de taches et plus il fait froid sur Terre » mais le graphique présenté dans cet article semble indiquer le contraire puisque le minimum de Maunder, période où l’activité solaire (et donc le nombre de taches solaires) était très faible, est une période de refroidissement du climat terrestre. Si l’on s’en tient à ce graphique on pourrait penser que moins l’activité du Soleil est intense (nombre très limité ou absence de taches solaires) plus il fait froid sur Terre et que plus l’activité est intense et plus il fait chaud.

      En réalité, la relation entre activité solaire et changement climatique est encore très mal comprise.


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