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  • Des chercheurs reprogramment le code génétique d’un nématode

    Posté le 28 août 2011

    Le premier animal à contenir de l’information artificielle dans son code génétique est un ver nématode Caenorhabditis elegans qui mesure 1 mm et comporte environ 1000 cellules.

    Les gènes sont des séquences d’ADN qui permettent aux organismes vivants de construire leur machine biologique à partir des acides aminés.

    Seulement 20 acides aminés sont utilisés dans les organismes vivants, assemblés en différentes combinaisons pour produire des dizaines de milliers de protéines différentes qui sont nécessaires au maintient de la vie. Mais Sebastian Greiss et Jason Chin du laboratoire de biologie moléculaire de Cambridge, ont hacké la machinerie de lecture des gènes du ver nématode pour inclure un 21ème acide aminé que l’on ne trouve pas dans la nature.

    Le code génétique comprend 4 lettres, A, C, G et T que la machine génétique lit par mots de 3 lettres appelés codons qui permettent aux acides aminés d’être assemblés en protéines.

    Au Scripps Research Institute, des chercheurs ont montré dans un papier publié dans la revue PNAS comment l’un de ces mots de 3 lettres pourrait être réassigné pour que les cellules le lisent comme une instruction visant à incorporer un acide aminé artificiel. Mais c’était pour la bactérie E. Coli. Jusqu’à maintenant personne n’était parvenu à le faire dans un animal entier.

    Pour le moment ce n’est qu’une preuve de principe : la protéine artificielle qui est produite dans chaque cellule du nématode contient un colorant fluorescent qui s’illumine en rouge lorsqu’il est exposé à de la lumière ultraviolette.

    La prochaine étape est d’intégrer des protéines qui pourraient être contrôlées par de la lumière. Une étude détaillée des cellules neurales du cerveau des nématodes pourrait permettre d’activer ou de désactiver des neurones de manière précise en utilisant de minuscules impulsions laser.

    Ce travail réalisé par une équipe de Cambridge a été publié dans le Journal of the American Chemical Society

    Source : BBC

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