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  • Les neutrinos sont toujours en excès de vitesse

    Posté le 18 novembre 2011

    Fin septembre, des scientifiques de l’expérience OPERA avaient annoncé que des neutrinos avaient dépassé la vitesse limite possible dans notre Univers : la vitesse de la lumière. Depuis, des scientifiques du monde entier ont essayé de repérer des erreurs qui auraient pu mener à ce résultat.

    Des critiques concernant la précision des impulsions de protons ont conduit les responsables de OPERA à reproduire l’expérience avec une bien meilleure précision.

    Les impulsions de protons que le CERN utilisait pour produire chaque neutrino étaient relativement longues : 10,5 microsecondes pour chaque impulsion. Pour améliorer la précision et répondre ainsi aux critiques, les scientifiques de l’expérience OPERA ont demandé au CERN de générer des impulsions de protons beaucoup plus courtes (3 nanosecondes).

    L’équipe a enregistré 20 évènements avec la même signifiance statistique que pour les premiers résultats. Les neutrinos arrivent toujours avec 60 nanosecondes d’avance par rapport à la vitesse de la lumière.

    Non seulement la précision du faisceau a été améliorée, mais l’analyse statistique est également plus robuste et a été répliquée par d’autres équipes que l’équipe d’origine (mais faisant partie d’OPERA).

    Si ces résultats écartent les incertitudes concernant la durée des impulsions de protons, il y a peu de chances que ce soit le cas pour les problèmes posés par l’utilisation du système GPS pour synchroniser les horloges. L’utilisation du système de navigation par satellite dans le domaine de la physique des particules n’est pas une technique ayant fait ses preuves.

    Pour la plupart des physiciens en dehors de OPERA, le test clé sera la réplication du phénomène par l’expérience MINOS du Fermilab. L’équipe de MINOS a publié une déclaration expliquant qu’ils modernisaient leur système pour obtenir la même précision que l’expérience OPERA. Une vérification préliminaire des résultats d’OPERA avec le système existant pourrait avoir lieu dès le début de l’année prochaine.

    « OPERA doit être félicité pour avoir fait ces vérifications importantes mais des vérifications indépendantes est le chemin à suivre » a déclaré Rob Plunkett, porte-parole de MINOS

    Source : Nature // Papier publié sur ArXiv

  • La plus Grande Caméra du Monde équipera le Télescope LSST

    Posté le 14 novembre 2011

    Le DoE américain apporte son soutien à un projet mené par le SLAC et l’Université de Stanford visant à créer une caméra qui équipera un nouveau télescope construit sur la montagne chilienne Cerro Pachón.

    Après 2 jours et demi de présentations et de réunions au SLAC, le panel du DoE constitué de 19 experts a recommandé cette caméra de 3,2 Gigapixels pour le Large Synoptic Survey Telescope (LSST). Il s’agit d’une étape importante mais pas décisive. Cette caméra devrait mesurer 1,6m x 3m et peser 2,8 tonnes.

    La mise au point du LSST est guidée par 4 principaux thèmes : sonder l’énergie noire et la matière noire, tenir un inventaire du système solaire, explorer les effets transitoires dans le ciel optique et cartographier la Voie Lactée.

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  • La NASA développe un matériau super noir qui absorbe 99% de la lumière

    Posté le 10 novembre 2011

    Des ingénieurs de la NASA ont produit un matériau qui absorbe, en moyenne, plus de 99% de la lumière (ultraviolette, visible, infrarouge, et infrarouge lointain). Ce développement promet d’ouvrir de nouvelles frontières en matière de technologies spatiales.


    Sur cette image de seulement 0,03″ de largeur, vous pouvez voir la structure interne de ce revêtement en nanotubes de carbone (10 000 fois plus fins qu’un cheveux) qui absorbe environ 99% de la lumière. Une section du revêtement cultivée sur du silicium lisse a été retirée volontairement pour rendre visible l’alignement vertical des nanotubes. (Crédit : Stephanie Getty, NASA Goddard)

    Les nanotubes sont positionnés verticalement sur des matériaux de substrat différents. L’équipe a utilisé du silicium, du titane et de l’acier inoxydable qui sont des matériaux couramment utilisés pour les instruments scientifiques envoyés dans l’Espace. Pour faire croître les nanotubes de carbone, Stephanie Getty applique une couche de catalyseur (fer) sur une sous-couche en silicium, titane ou autre. Elle chauffe ensuite le matériau dans un four à environ 750°C. Pendant qu’il chauffe, le matériau est baigné dans un gaz de matière première contenant du carbone

    Les tests indiquent que le matériau est particulièrement utile pour une variété d’applications spatiales dans lesquelles l’observation de multiples longueurs d’ondes est importante. Une de ces applications est la suppression de la lumière parasite. Les minuscules écarts entre les nanotubes collectent et piègent la lumière de fond et l’empêche ainsi de se réfléchir sur les surfaces et d’interférer avec la lumière que les scientifiques veulent mesurer. Parce que seule une petite fraction de la lumière se réfléchit sur ce matériau, l’oeil humain le perçoit comme étant de couleur noire.

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  • Premières images de l’astéroïde 2005 YU55 (animation)

    Posté le 9 novembre 2011

    Cette animation en 6 images a été générée à partir des données obtenues le 7 novembre par le Goldstone Solar System Radar de la NASA lorsque l’astéroïde se trouvait à environ 1,38 millions de Km de la Terre. La résolution est de 4 mètres par pixel.

    L’animation tourne en boucle 5 fois.

    Source : NASA

  • Simulation très précise de la fusion de galaxies spirales

    Posté le 8 novembre 2011

    Joel Primack, co-créateur du Bolshoi (la plus précise des simulations de l’Univers) et astrophysicien à l’Université de Californie à Santa Cruz, a obtenu confirmation de la précision de ses simulations.

    En comparant les observations du télescope Hubble avec les simulations, son équipe a mesuré avec précision le taux auquel les galaxies fusionnent les unes avec les autres.

    La vidéo ci-dessous est une simulation qui montre une paire de galaxies spirales en train de fusionner telle qu’elles apparaitraient à travers un télescope. La durée de cette fusion est de 3 milliards d’années.

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