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  • 29 février : le jour où les femmes font leur demande en mariage

    Posté le 29 février 2012

    D’après une vieille légende irlandaise, Sainte Brigitte (Bridget) a conclu un marché avec Saint Patrick [qui a converti l’Irlande au catholicisme] consistant à autoriser les femmes à faire leur demande aux hommes tous les 4 ans. Il est dit que cela a été fait pour équilibrer les rôles traditionnels des hommes et des femmes de la même manière que le 29 février équilibre le calendrier.

    Dans certaines régions, le 29 février est connu comme étant le jour des célibataires. Un homme était tenu de payer une amende en versant de l’argent ou bien en achetant une robe aux femmes à qui il refusait une demande en mariage ce jour là. Dans plusieurs pays européens, et spécialement dans les classes supérieures de la société, la tradition dictait que tout homme refusant la demande d’une femme ce jour là devait lui payer 12 paires de gants. L’intention était que la femme puisse porter des gants pour cacher l’embarras de ne pas avoir de bague de fiançailles. Au Moyen âge, il y avait même des lois qui régissaient cette tradition.

    Source : TimeAndDate

  • Pourquoi y a-t-il des années bissextiles ?

    Posté le 29 février 2012

    Aujourd’hui, 29 février est un jour bissextile. Pourquoi ajouter un jour tous les 4 ans ? Pour résumer, c’est pour ne pas se retrouver en hiver au mois d’août.

    La Terre effectue environ 365,2422 rotations à chaque tour complet autour du Soleil [appelé année tropique ou année solaire]. Une année solaire est donc supérieure de 0,2422 aux 365 jours de notre calendrier. Cela signifie qu’en conservant un calendrier de 365 jours sans aucun ajustement, on obtiendrait un décalage de 242 jours en 1000 ans. En 1000 ans, le jour du Solstice d’hiver de la fin décembre se retrouverait au mois d’août.

    Pour corriger approximativement cette différence, une solution est d’ajouter un jour tous les 4 ans. En comptant 3 années de 365 jours et une 4ème de 366 jours on obtient une année d’une durée moyenne de (3×365 + 366) / 4 = 365,25 jours.

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  • Différence entre Jour Sidéral et Jour Solaire

    Posté le 27 février 2012

    Un jour solaire est le temps qui sépare deux culminations du Soleil. Les planètes tournent autour de leur axe et autour du Soleil à des vitesses différentes ce qui fait que la durée d’un jour varie selon les planètes.

    Un jour sidéral est le temps que met une planète pour faire un tour sur elle-même par rapport à une étoile « fixe ».

    Sur Terre, un jour solaire a quasiment la même durée qu’un jour sidéral : le jour solaire moyen est de 24 heures alors que notre jour sidéral est de 23 heures 56 minutes et 4,09 secondes. Sur Mercure, la différence est notable : un jour solaire dure 176 jours terrestres en raison de sa faible vitesse de rotation et de sa vitesse orbitale rapide, et un jour sidéral dure 58,65 jours terrestres.

    [A gauche] Une étoile « fixe » (représentée par le cercle rouge) et le Soleil sont à leur point de culmination sur le méridien local. [Au centre] Seule l’étoile est à son point de culmination : un jour sidéral s’est écoulé. [A droite] Quelques minutes plus tard, le Soleil est à nouveau sur le méridien local : un jour solaire s’est écoulé.

    Source : Messenger Education / Crédit image : Wikipedia

  • Sur Mercure les jours sont plus longs que les années

    Posté le 26 février 2012

    Les planètes orbitent autour du Soleil sur une courbe elliptique, de sorte que leur distance par rapport au Soleil varie régulièrement d’un maximum à un minimum à chaque orbite. Les astronomes appellent « aphélie » le point de l’orbite où cette distance est maximum, et « périhélie » le point où la distance est minimum.

    Les orbites de certaines planètes, telles que la Terre, sont presque circulaires. La distance Terre-Soleil à l’aphélie est seulement 3,5% plus importante qu’à la périhélie. L’orbite de Mercure, au contraire, est beaucoup plus allongée : la distance Mercure-Soleil s’accroit de plus de 50% (de 46 à 70 millions de km) entre la périhélie et l’aphélie.

    Plus une planète est proche du Soleil, plus elle se déplace rapidement le long de son orbite. A la périhélie la vitesse orbitale de Mercure est de 56,6 km/s alors qu’à l’aphélie elle est de 38,7 km/s.

    Une année sur Mercure vaut 88 jours terrestres, mais un jour solaire (de midi à midi) prend 2 fois plus de temps (176 jours terrestres). Pour un observateur situé sur Mercure, le mouvement apparent du Soleil est dû à la fois à la rotation de la planète et à son mouvement le long de son orbite qui ont 2 effets opposés : la rotation fait qu’on a l’impression que le Soleil se déplace d’Est en Ouest, et le mouvement orbital entraine un mouvement apparent d’Ouest en Est. La compétition de ces 2 effets sur Mercure fait qu’un jour complet prend 2 années complètes. En général, le Soleil semble se déplacer d’Est en Ouest (la rotation l’emporte en général), mais lorsque la planète accélère à la périhélie le Soleil inverse brièvement son mouvement apparent dans le ciel de Mercure. (voir animation)

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  • Neutrinos plus rapides que la lumière ? Il semblerait que le câblage soit fautif

    Posté le 22 février 2012

    Il semblerait que les résultats annoncés le 22 septembre 2011 par l’expérience OPERA étaient dûs à une erreur. Une mauvaise connexion entre une unité GPS et un ordinateur serait à blâmer.

    Selon des sources familières avec l’expérience, l’écart de 60 nanosecondes proviendrait d’une mauvaise connexion entre un câble de fibre optique qui connecte le récepteur GPS utilisé pour corriger le chronométrage du temps de parcours des neutrinos et une carte électronique d’un ordinateur.

    Après avoir réajusté la connexion puis mesuré le temps qu’il faut aux données pour parcourir la longueur de la fibre, les chercheurs ont découvert que les données arrivent 60 nanosecondes plus tôt que prévu. Puisque ce temps est soustrait au temps total, il semble expliquer l’arrivée précoce des neutrinos. De nouvelles données seront cependant nécessaires pour confirmer cette hypothèse.

    Source : Science Insider

    Mise à jour 23/02 @ 1h54

    Dans un communiqué, la collaboration OPERA explique qu’il y a 2 sources possibles d’erreurs qui pointent dans 2 directions opposées et que leur examen est en cours.

    « La collaboration OPERA, en poursuivant sa campagne de vérifications sur les mesures de vélocité des neutrinos, a identifié 2 problèmes qui pourraient affecter le résultat de manière significative. Le premier est lié à l’oscillateur utilisé pour produire un horodatage des évènements entre les synchronisations GPS. Le 2ème est lié à la connexion de la fibre optique qui transmet le signal du GPS externe à l’horloge maître de OPERA.

    Ces 2 problèmes peuvent modifier le temps de vol des neutrinos dans des directions opposées. Tout en poursuivant nos investigations, afin de quantifier sans ambiguïté les effets sur le résultat observé, la Collaboration attend avec impatience d’effectuer une nouvelle mesure de la vélocité des neutrinos dès qu’un nouveau faisceau groupé sera disponible. Un rapport détaillé des vérifications mentionnées ci-dessus et des résultats sera bientôt mis à la disposition des comités scientifiques et agences »

    Source : Nature