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  • Le LHC fonctionnera cette année à une énergie de 8 TeV

    Posté le 13 février 2012

    A partir de la mi-mars, lorsque l’arrêt technique hivernal arrivera à son terme, le LHC fonctionnera à une énergie de collision de 8 TeV (2 faisceaux de 4 TeV chacun), a annoncé le CERN

    Une énergie plus importante conduit à un taux de collision de particules plus élevé. Avec cet accroissement d’énergie, les expériences du LHC devraient récolter 3 fois plus de données qu’en 2011.

    Jusqu’à maintenant, le LHC fonctionnait à la moitié de l’énergie de son fonctionnement nominal. Cette décision avait été prise après un incident qui s’est produit en 2008. Un problème sur une interconnexion entre des aimants superconducteurs refroidis à l’hélium liquide l’avait faite surchauffé, provoquant une expansion rapide de l’hélium et déplaçant environ 50 aimants. En 2010 le LHC avait été redémarré à 7 TeV pour ne pas risquer une nouvelle année complète de réparations.

    Après une année 2011 sans problèmes au cours de laquelle les opérateurs ont amélioré leur compréhension des interconnexions et effectué des tests supplémentaires, ils sont maintenant prêts à passer à la vitesse supérieure mais ne passeront à une énergie de 14 TeV qu’en 2014, après une mise à jour majeure qui sera faite pendant le long arrêt du LHC (environ 20 mois) prévu fin 2012.

    Pour les opérateurs, le défi principal consistant à passer à 8 TeV avec un taux de collision plus élevé sera de réduire la taille des faisceaux de particules aux points de collision situés à l’intérieur des détecteurs, ce qui demande la plus grande finesse et le plus grand soin.

    La pléthore de collisions apporte un autre défi : traiter toutes les données. Pour cela, les scientifiques de chaque collaboration (ATLAS, CMS) utilisent différentes simulations logicielles appelées « simulations Monte-Carlo », un nom qui fait allusion aux jeux de hasard pratiqués à Monte-Carlo. Ces simulations probabilistes servent à prédire les types de particules qui seront créées lors des collisions. Les algorithmes de ces simulations doivent être révisés pour faire face aux changements de mode de fonctionnement du LHC, ce qui demande beaucoup de temps.

    Compte tenu de cet accroissement d’énergie de collision et de la quantité de données qui seront collectées, cette année devrait nous apporter la réponse concernant l’existence ou la non existence du Boson de Higgs :

    « D’ici au premier long arrêt technique du LHC à la fin de cette année, nous saurons si le Higgs existe ou si nous devons exclure l’existence d’un Higgs du Modèle standard, a déclaré Sergio Bertolucci, directeur de la recherche au CERN. Dans un cas comme dans l’autre, il s’agira d’une avancée majeure dans la connaissance de la nature, sur le chemin de la compréhension des mécanismes par lesquels les particules fondamentales acquièrent leur masse, et qui ouvrira un nouveau chapitre de la physique des particules »

    Source : Symmetry Breaking

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