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  • Le télescope spatial Spitzer vient de découvrir des Buckyballs sous forme solide

    Posté le 22 février 2012

    Des astronomes utilisant les données du télescope spatial Spitzer viennent de détecter pour la première fois des buckyballs sous une forme solide (on en avait découvert précédemment sous forme de gaz).

    De minuscules grains de matière consistant en des buckyballs empilées ont été découverts autour d’une paire d’étoiles appelé « XX Ophiuchi », située à 6500 années-lumière de la Terre. Ils sont présents dans une quantité qui pourrait occuper le volume de 10 000 Monts Everest.

    « Ces buckyballs sont empilées comme des oranges rangées dans une caisse pour former un solide » explique Nye Evans (Université de Keele, Angleterre), auteur de la publication à paraitre dans le Monthly Notices of the Royal Astronomical Society. « Les particules que nous avons détectées sont minuscules, beaucoup plus petites que la largeur d’un cheveu, mais chacune d’entre elles pourrait contenir des millions de buckyballs »

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  • Quatre antennes du radiotélescope ALMA scrutent le ciel étoilé

    Posté le 22 février 2012

    Sur cette photo de José Francisco Salgado, on peut voir 4 antennes du radiotélescope interférométrique ALMA sous un magnifique ciel étoilé.

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  • Hubble révèle une planète d’un nouveau genre

    Posté le 22 février 2012

    Notre système solaire contient 3 types de planètes : rocheuses à surface solide (Mercure, Vénus, Terre, Mars), géantes gazeuses (Jupiter et Saturne) et géantes de glace (Uranus et Neptune). Les planètes en orbite autour d’étoiles lointaines comprennent une variété encore plus étendue avec, par exemple, des mondes de lave et des « Jupiter chauds ».

    Les observations de Hubble ont permis d’ajouter un nouveau type de planète à la liste. En analysant la planète précédemment découverte GJ1214b, l’astronome Zachory Berta (Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics) et ses collègues ont prouvé qu’il s’agit d’un monde d’eau enveloppé par une épaisse atmosphère constituée de vapeur d’eau.

    « GJ1214b ne ressemble à aucune planète que nous connaissons » explique Zachory Berta. « Une énorme fraction de sa masse est constituée d’eau ».

    GJ1214b a été découverte en 2009 par le MEarth Project dirigé par David Charbonneau (Smithsonian CfA). Cette super Terre, située à 40 années-lumière de la Terre, a un diamètre de 2,7 fois celui de la Terre et une masse de 7 fois celle de la Terre. Elle orbite autour d’une naine rouge à une distance de 2 milions de km et effectue une révolution complète en 38 heures. Sa température estimée est de 230°C.

    En 2010, Jacob Bean et ses collègues avaient déclaré avoir mesuré l’atmosphère de GJ1214b, découvrant qu’elle était principalement constituée d’eau. Cependant, leurs observations pouvaient également être expliquées par la présence de brume dans son atmosphère.

    Zachory Berta et ses co-auteurs ont utilisé l’instrument WFC3 de Hubble pour étudier GJ1214b lorsqu’elle passait devant son étoile. Lors d’un tel transit, la lumière de l’étoile est filtrée par l’atmosphère de la planète, donnant ainsi des indices sur le mélange des gaz qui la composent.

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  • Mieux qu’un mariage : une cérémonie d’intrication quantique

    Posté le 19 février 2012

    L’année dernière, le AC Institute de la ville de New York proposait la possibilité d’un mariage officié par la physique quantique. Jonathan Keats, un « philosophe expérimental » autoproclamé, avait mis au point un appareil destiné à unir les couples par intrication quantique.

    Dans le sens quantique, le mot « intrication » est utilisé pour décrire 2 particules qui restent connectées quelque soit leur éloignement et de telle sorte que des changements de propriété de l’une des particules modifie instantanément celles de l’autre.

    Lorsqu’un photon traverse la matière, un électron du matériau l’absorbe et devient plus énergétique. L’électron finit par émettre un photon pour revenir à son état fondamental (état de plus basse énergie). Lorsque le matériau en question est d’un certain type comme un cristal appelé beta borate de baryum, le photon que l’électron émet est plus susceptible de se scinder en 2 photons d’une énergie égale à celle de la particule d’origine. Lorsque cela se produit, la paire de photons qui en résulte est dite intriquée.

    Etant donné cette relation, si forte qu’elle reste valable même lorsque les particules se trouvent à des années-lumière l’une de l’autre, il est facile de comprendre pourquoi Keats a décidé d’appliquer le concept d’intrication quantique à une union romantique. Cette union consiste à bombarder les couples avec des particules de lumière intriquées via un protocole expérimental simple.

    Le couple commence à marcher le long d’un couloir, de l’ombre à la lumière du Soleil. Au bout de ce couloir, le couple se place sur des marques pour se retrouver face à face, devant une fenêtre, et sous le système d’intrication qui a été précisément calibré (en utilisant un système de prismes ajustables) pour diviser la lumière du Soleil passant à travers un cristal non-linéaire (en beta borate de baryum) pour que la moitié de la lumière brille sur le visage de chacun des futurs époux. Ils restent là pendant une minute, pour permettre à d’innombrables photons intriqués de bombarder leur peau, intriquant délicatement leur peau par effet photoélectrique. Ensuite, ils ressortent par le couloir pour se retrouver à l’air libre.

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  • Aurore Rouge au-dessus de l’Australie [video]

    Posté le 18 février 2012

    La couleur des aurores dépend de la quantité d’énergie transférée lors de la collision entre les électrons du vent solaire en provenance de la magnétosphère et les atomes de gaz de la haute atmosphère.

    L’oxygène émet une lumière verte/jaune (couleur la plus répandue) ou rouge et l’azote émet généralement une lumière bleue

    Les aurores rouges se produisent à une altitude allant de 200 km à 500 km environ.