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  • Etudier les muons. Une course contre le temps ?

    Posté le 11 juin 2012

    Bien que le muon soit l’une des particules subatomiques les plus accessibles, il possède certaines caractéristiques qui le rendent énigmatique et passionnant.

    Les muons sont environ 200 fois plus lourds que les électrons. Cette masse importante qui les rend intéressants, les rend également instables. Tandis que les électrons vivent éternellement, les muons n’existent que pendant 2 microsecondes (2 millionièmes de seconde) avant de se désintégrer.

    Mais, pour les physiciens des particules qui travaillent avec des particules voyageant à une vitesse proche de celle de la lumière, 2 microsecondes c’est pour ainsi dire une éternité.

    Les physiciens gagnent du temps en accélérant les particules. Lorsque des particules à l’intérieur des accélérateurs se déplacent à une vitesse proche de celle de la lumière, la théorie de la relativité de Einstein entre en jeu et leur permet de vive plus longtemps que ce que la mécanique classique prédit.

    « Nous n’avons pas besoin que les particules vivent éternellement pour qu’elles soient intéressantes. Elles doivent seulement vivre suffisamment longtemps pour que nous puissions les étudier » explique Chris Polly (Fermilab). « Parce que ces particules voyagent à une vitesse proche de celle de la lumière, leur durée de vie relativiste est beaucoup plus longue et nous avons largement le temps de faire des mesures expérimentales ».

    Avec des vitesses extrêmement rapides et la relativité restreinte de leur côté, les muons sont des spécimens de recherche séduisants. Leur durée de vie limitée et leur masse modérée donne également aux muons des caractéristiques uniques qui pourraient expliquer les aspects étranges du Modèle Standard et même de mettre en lumière une nouvelle physique, tels que l’existence de nouvelles particules et de nouveaux processus subatomiques.

    Source : Symmetry Magazine

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