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  • Des flammes étranges à bord de la Station Spatiale Internationale

    Posté le 31 août 2013

    Flamme_apesanteurEn apesanteur ou microgravité, les flammes se comportent différemment que sur Terre, principalement parce que la microgravité fournit un environnement sans convection dynamique (qui joue normalement un rôle important dans le maintien et la forme d’une flamme sur Terre).

    Sur Terre, la convection gravitationnelle se développe lorsque des produits de combustion chauds et moins denses s’élèvent. Le flux qui en résulte attire l’air environnant vers la base de la flamme, lui fournissant l’oxydant (dans ce cas, l’oxygène) nécessaire au maintien de la flamme. Les produits de combustion (dioxyde de carbone, vapeur d’eau et suie) sont emportés loin de la flamme par le même flux convectif qui est le mécanisme de transport dominant de la flamme.

    En apesanteur, cependant, le processus n’est pas le même. Il n’y a pas de convection gravitationnelle et le transport des produits de combustion se fait par un processus beaucoup plus lent : la diffusion moléculaire. Cette diffusion se produit lorsqu’il y a une forte concentration de produits de combustion et une faible concentration d’oxygène près de la flamme et une forte concentration d’oxygène loin de la flamme. Les produits de combustion se déplacent loin de la flamme et l’oxygène se déplace vers la flamme. Les taux de transport de diffusion en apesanteur sont beaucoup plus lents que les taux de transport dûs à la convection naturelle en présence de la gravité sur Terre. En conséquence, une flamme en apesanteur semblera brûler moins vigoureusement qu’une flamme sur Terre, et elle prendra une forme sphérique qui se diffuse de manière égale dans toutes les direction plutôt qu’une forme alongée qui est caractéristique des flammes subissant la gravité terrestre.

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  • Les sondes explorant le Système Solaire [infographie]

    Posté le 28 août 2013

    Infographie présentant les sondes explorant (ou sur le point d’explorer) un objet céleste majeur de notre système solaire.

    systeme_solaire-exploration

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  • Le télescope spatial Spitzer célèbre ses 10 ans dans l’Espace

    Posté le 27 août 2013

    Spitzer-illustrationDix ans après son lancement par une fusée Delta II, le 25 août 2003, le télescope spatial Spitzer continue à illuminer le côté sombre du cosmos avec ses yeux infrarouges.

    Le télescope a étudié les comètes et astéroïdes, compté les étoiles, scruté les planètes et galaxies et découvert des sphères de carbone en forme de ballons de football, appelées « buckyballs ». Une des tâches additionnelles qu’il devra effectuer au cours des prochaines années est d’aider la NASA à observer les candidats potentiels pour une mission consistant à rediriger et explorer un astéroïde proche de la Terre (astéroïde géocroiseur ou troyen).

    La vision infrarouge de Spitzer lui permet d’observer les zones lointaines, froides et poussiéreuses de l’Univers. Plus proche de la Terre, le télescope a étudié la comète Tempel 1 qui a été frappée par la sonde Deep Impact en 2005. Spitzer a montré que la composition de Tempel 1 ressemblait à celle de systèmes solaires au-delà du notre. Le télescope a également surpris le monde en découvrant le plus grand des anneaux de Saturne, une bande vaporeuse de glace et de particules de poussières.

    Spitzer a été le premier télescope à détecter la lumière provenant d’une exoplanète, ce qui n’était pas prévu par la mission originale. Les astronomes ont pu étudier plus précisément leur composition, révolutionnant l’étude de l’atmosphère des exoplanètes.

    D’autres découvertes incluent un recencement complet des étoiles en formation dans les nuages de gaz et de poussière proches, permettant une meilleure cartographie de la structure en bras de la Voie Lactée, et, avec le télescope Hubble, la découverte que les galaxies les plus lointaines sont plus massives et anciennes que prévu.

    En octobre prochain, Spitzer tentera des observations infrarouges d’un petit astéroïde apelé 2009 DB pour mieux déterminer sa taille afin d’assister la NASA dans son choix de candidats potentiels pour la mission de capture et de redirection.

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  • Télescope spatial Fermi : 5 premières années de mission pleines de découvertes

    Posté le 27 août 2013

    Telescope_Fermi-illustrationLe 11 juin 2008, le Gamma-ray Large Area Space Telescope (GLAST) s’est envolé vers l’orbite basse terrestre à bord d’une fusée Delta II. Le 11 août 2011, après 2 mois de tests, vérifications et calibrations, la NASA a déclaré GLAST apte à commencer ses observations des rayons gamma.

    Cinq ans après, un changement de nom, une collision évitée de justesse avec un ancien satellite soviétique espion, et d’innombrables surprises plus tard, le télescope Fermi (Fermi Gamma-ray Space Telescope) se porte toujours aussi bien pour effectuer les 5 prochaines années de mission.

    Peter Michelson, le chercheur principal responsable de l’instrument Large Area Telescope de Fermi explique que, lors du développement du LAT il y a plus de 15 ans, il n’aurait jamais imaginé faire autant de découvertes.

    Michelson est membre du Kavli Institute for Particle Astrophysics and Cosmology (KIPAC). Le LAT a été conçu et fabriqué par une collaboration internationale, avec le SLAC gérant la construction et l’intégration des instruments et le KIPAC gérant les opérations.

    Fermi a fait ces découvertes en cherchant à détecter les rayons gamma, la forme la plus énergétique de la lumière. Les rayons gamma sont difficiles à étudier : les télescopes conventionnels ne peuvent pas les détecter car ils pénètrent la matière de la lentille ou du miroir, et la plupart des rayons gamma provenant de l’Espace sont filtrés par l’atmosphère.

    Lors du lancement du Fermi, nous ne savions que très peu de choses de nombreux phénomènes astrophysiques comme :
    – les blazars : galaxies qui comportent en leur centre des trous noirs supermassifs qui alimentent des jets à haute énergie;
    – les pulsars : étoiles à neutrons dont la rotation très rapide et les champs magnétiques enchevêtrés génèrent de puissants faisceaux de rayons gammas
    – les sursauts gamma (GRB) qui se produisent lors de l’effondrement d’étoiles
    Encore plus intéressant, des objets célestes qui ont révélé leur présence dans le domaine des rayons gamma pour la première fois grâce à Fermi.

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  • Le Trou le plus Profond du Monde

    Posté le 18 août 2013

    Kola Superdeep BoreholeKola Superdeep Borehole (ou forage de Zapoliarny) est le résultat d’un projet de forage scientifique de l’Union Soviétique (appelé SG3) effectué à partir du 24 mai 1970 jusqu’au début des années 1990.

    Le projet avait pour but de forer aussi profondément que possible dans la croûte terrestre. Les chercheurs de l’Union soviétique voulaient pénétrer la croute supérieure de la Terre pour accéder au Moho (discontinuité de Mohorovičić) pour récupérer des échantillons de la zone où la croûte et le manteau terrestre se mêlent.

    Les russes ont dû inventer de nouvelles méthodes de forage, dont certaines se sont révélées très inventives. Mais malgré tous leurs efforts sur plusieurs décennies, ils n’ont jamais atteint leur but.

    Ce projet a cependant fourni une pléthore d’informations sur ce qui se trouve juste en-dessous de la surface et a encore une utilité scientifique aujourd’hui.

    Ce puits, qui se trouve sur la péninsule de Kola, ne peut pas être directement comparé aux autres puits dans le monde. Il est unique. Il a atteint 12 262 mètres de profondeur et mesure environ 23 cm de diamètre.

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