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  • La détection d’ondes gravitationnelles était dûe à un signal provenant de la poussière galactique

    Posté le 3 février 2015

    Planck-emissions_de_poussiere
    Cette image montre la polarisation du ciel à une fréquence de 353 GHz. Les couleurs représentent l’émission de la poussière galactique et le relief représente l’orientation du champ magnétique galactique. La région entourée est celle observée par BICEP2. Cette image montre que l’émission provenant de la poussière est la plus forte le long du plan de la galaxie (partie haute de l’image) mais ne peut pas être négligée dans les autres régions du ciel.

    L’année dernière, l’équipe de BICEP2 annonçait la découverte de traces d’ondes gravitationnelles dans le fond diffus cosmologique. Mais une analyse conjointe des données enregistrées par les télescopes BICEP2 et Keck Array ainsi que par le télescope spatial Planck a révélé que le signal détecté peut être entièrement attribué à la poussière présente dans notre galaxie plutôt qu’aux ondes gravitationnelles primordiales.

    Dans l’analyse conjointe les chercheurs ont superposé les données de BICEP2 (fréquence de 150 GHz) avec celles enregistrées par Planck (à une fréquence de 353 GHz, à laquelle vibre quasiment toute la lumière polarisée de la poussière galactique). Les 2 jeux de données correspondent : la région dans laquelle BICEP2 a repéré le plus fort signal est au même endroit que là où Planck a détecté le plus fort signal provenant de la poussière galactique.

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