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  • Une pluie d’étoiles filantes artificielles pour les Jeux Olympiques de 2020

    Posté le 22 mai 2016

    Sky_Canvas-capsuleLa société Star-ALE a lancé un projet appelé Sky Canvas pour créer une pluie artificielle d’étoiles filantes lors des prochains jeux Olympiques de 2020 à Tokyo.

    Ces étoiles filantes pourront avoir différentes couleurs. Lorsqu’une substance brule, la flamme émet une couleur spécifique (voir Test de flamme). En embarquant différents matériaux dans leurs micro-satellites, l’équipe du projet Canvas pourra produire plusieurs couleurs différentes.

    Ces étoiles filantes artificielles traverseront plus lentement notre ciel que les étoiles filantes naturelles ce qui fait que nous pourrons profiter du spectacle plus longtemps. Et elles seront également très brillantes : dans les conditions de laboratoire, elles ont atteint une magnitude de -1. A comparer avec la magnitude de Sirius (étoile la plus brillante du ciel avec -1,46), de Mars (-2,9), de Vénus (-4,6), de la Lune (-12,7), et du Soleil (-26.7).

    Une étoile filante se consume à une altitude de 60 à 80 km. Au sol, on peut observer le phénomène sur un rayon d’environ 100 km, soit un diamètre d’environ 200 km. C’est 400 fois plus large qu’un feu d’artifice qui éclate à une altitude de 500 m.

    Chaque bille de combustible couterait environ 8100 $, sans compter les coûts de lancement des satellites. Chaque micro-satellite embarquera de 500 à 1000 billes de combustible contenant différents éléments.

    Sky_Canvas-01

    Lena Okajima, fondatrice et CEO de Star-ALE, explique que l’astronomie au Japon est soutenue par l’aide gouvernementale mais qu’il serait mieux de se concentrer sur le secteur privé avec un modèle pouvant garantir des ressources financières stables pour contribuer à l’avancement de l’astronomie.
    Le project Star Canvas est d’un nouveau type car il fusionne l’astronomie avec l’industrie du divertissement. Les fonds récoltés serviront à faire avancer la recherche scientifique fondamentale.

    Okajima espère, au bout du compte, financer la recherche qui permettra de savoir comment gérer les débris spatiaux qui sont de plus en plus nombreux à orbiter autour de la Terre et qui présentent un danger pour les satellites et la Station Spatiale Internationale.

    Source : Core77

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