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  • La Flottille Martienne

    Posté le 30th avril 2016 Pas de commentaires

    Flottille_martienneUne flotte de vaisseaux spatiaux et robots explore la planète rouge, nous envoyant un flot constant de données. Alors que des rovers comme Curiosity marque le sol martien de ses traces, des orbiteurs comme MAVEN ou MRO observent l’atmosphère et la surface de la planète et servent de relais pour renvoyer les données des rovers vers la Terre. Cette flotte martienne fournit aux contrôleurs de mission de la NASA, de L’ESA et de l’ISRO une présence à distance sur Mars.

    La vidéo ci-dessous montre les sites d’atterrissage des landers et rovers passés et présents de la NASA; les orbites de Mars Odyssey et Mars Reconnaissance Orbiter (NASA), de MAVEN (NASA) et de Mars Express (ESA); et de Mars Orbiter Mission (ISRO). On peut également voir les orbites des 2 lunes martiennes : Phobos et Deimos.

    Source : NASA GSFC

  • [LHC] Vidéo 360° pour une visite virtuelle du détecteur CMS

    Posté le 19th mars 2016 Pas de commentaires

    CMSLa BBC a créé une vidéo 360° qui vous plonge au coeur de l’un des plus célèbres détecteurs de particules du LHC. Le détecteur CMS est, avec le détecteur ATLAS, le co-découvreur du Boson de Higgs.

    Pour voir cette vidéo à 360° vous devez utiliser la dernière version de Chrome, Opera, Firefox, ou Internet Explorer sur votre ordinateur. Sur mobile, utilisez la dernière version de l’application YouTube pour Android ou iOS.

    (Cette vidéo est en anglais)

  • Des rayons cosmiques provenant du centre de la Voie Lactée atteignent des énergies de plus de 1 PeV

    Posté le 16th mars 2016 Pas de commentaires

    Rayons_cosmiquesL’analyse détaillée des données recueillies par l’observatoire H.E.S.S (Namibie), auquel contribuent le CNRS et le CEA, a permis de localiser une source de rayonnement cosmique à des énergies jamais encore observées dans notre Galaxie : il s’agirait de Sagittarius A*, le trou noir supermassif localisé au centre de notre Galaxie.

    Des rayons cosmiques ayant des énergies d’environ 100 téraélectronvolts (A titre de comparaison, l’énergie nominale du LHC est de 14 TeV) sont produites dans notre galaxie par des objets comme les vestiges de supernova et les nébuleuses à vent de pulsar. Divers arguments théoriques, couplés aux observations directes des rayons cosmiques atteignant la Terre, indiquent que les sources galactiques de rayons cosmiques devraient être capables de produire des particules jusqu’à des énergies d’au moins un pétaélectronvolt (PeV), énergies 100 fois plus élevées que celles jamais atteintes par l’Homme.

    H.E.S.S détecte indirectement le rayonnement cosmique depuis plus de dix ans et a dressé une cartographie, en rayons gamma de très haute énergie, des régions centrales de notre Galaxie. L’identification de cette source hors du commun est publiée ce 16 mars 2016 dans Nature. Les chercheurs pensent qu’elle émet sans interruption depuis au moins mille ans. Elle constituerait ainsi le premier « Pévatron » (accélérateur de particules atteignant plusieurs PeV) jamais observé.

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  • Une particule complètement inattendue a peut-être été découverte

    Posté le 10th mars 2016 Pas de commentaires

    Diphoton

    Le 15 décembre 2015, deux équipes du LHC (ATLAS et CMS) ont indépendamment rapporté l’existence éventuelle d’une nouvelle particule*, un boson d’une masse de 750 GeV.

    Lorsqu’en analysant leurs données ils ont trouvé cette particule totalement inattendue (un léger excès dans le canal de désintégration en deux photons), leur réaction a été similaire à celle de Isaac Rabi lorsque le muon a été découvert en 1936 : “Qui a commandé ça ?”

    Si cette particule existe, les implications seraient énormes. Précisément parce que personne ne l’avait prédite cela pourrait bien être la plus importante découverte en physique des particules depuis la confirmation de l’existence des quarks dans les années 1970.

    Les preuves sont cependant insuffisantes pour le moment. Il s’agit d’un excès de pairs de photons gamma produits avec une énergie combinée de 750 GeV lors de la collision de protons à 13 TeV. Mais le fait que 2 détecteurs différents l’aient repéré à presque exactement la même énergie donne de l’espoir même si ce genre de signaux apparaissent souvent dans les expériences pour ensuite disparaitre.

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  • Les vagues du tissu de l’Espace-Temps ont été détectées

    Posté le 14th février 2016 2 commentaires

    Ondes_gravitationnelles

    Un siècle après leur prédiction par Albert Einstein, les ondes gravitationnelles ont finalement été détectées.

    La théorie de la relativité générale de Einstein prédit que tout évènement cosmique qui perturbe le tissu de l’Espace-Temps avec suffisamment de force devrait produire des ondulations gravitationnelles qui se propagent dans l’Univers.

    Vous pouvez penser à ces ondes comme à des vagues que l’on peut observer à la surface d’un étang lorsqu’on y jette une pierre par exemple.
    Mais ce qui est assez incroyable c’est que le tissu de l’Espace-Temps (ou l’Espace pour parler plus simplement) n’est pas une substance. On ne détecte pas le tissu de l’Espace-Temps, on détecte seulement l’attraction gravitationnelle dûe à la présence de masses qui déforment l’Espace. Et l’on vient de détecter des ondes gravitationnelles car elles ont provoqué une déformation ponctuelle de l’Espace que les instruments des interféromètres laser jumeaux appelés LIGO ont pu observer.

    « Comment donner un sens à quelque chose qui semble n’être rien ? L’Espace est l’un des plus grands mystères de la physique » – Lisez « Qu’est-ce que l’Espace ? » pour en savoir plus

    La Terre devrait être inondée de ces ondes mais, le temps qu’elles nous atteignent, elles s’affaiblissent beaucoup trop pour être détectables.

    C’est le 11 février dernier que les physiciens du LIGO (Laser Interferometer Gravitational-Wave Observatory) ont révélé que leurs détecteurs ont observé des ondes gravitationnelles provenant de la collision de 2 trous noirs situés à 1,3 milliards d’années-lumière de la Terre.
    L’un des trous noirs est d’environ 36 masses solaires et le 2ème de 29 masses solaires. Leur collision les a fait fusionner en un seul trou noir de 62 masses solaires.

    Cette découverte a été faite avant même que la version améliorée de LIGO (Advanced LIGO) entre officiellement en service. C’est le 14 septembre 2015 à 11h50 heure française que Marco Drago du Max Planck Institute for Gravitational Physics de Hanovre (Allemagne) a observé un étrange signal (GW150914) sur son ordinateur. Le logiciel qui analyse les données en temps réel indiquait que les 2 interféromètres avaient observé une onde ressemblant au gazouillis d’un oiseau avec une fréquence qui augmentait rapidement.

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