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  • Ravines de la planète Mars : la glace carbonique, et non pas l’eau liquide, serait responsable de leur formation

    Posté le 21st décembre 2015 Pas de commentaires

    Mars-Ravines
    Exemples de ravines martiennes, dont l’origine a été longtemps attribué à l’action de l’eau liquide, mais qui serait en fait généré par les effets de la glace de CO2 à la fin de l’hiver. Sur l’image de droite, les dunes du cratère de Russel (54.3°S-12.9°E) sont ici partiellement couvertes de glace de CO2. Image de gauche: des ravines sinueuses sur les flancs d’un cratère dans le bassin de Newton (41°S-202°E)
    Version haute résolution
    http://static.uahirise.org/images/wallpaper/2880/ESP_034234_1255.jpg
    http://hirise.lpl.arizona.edu/PSP_003464_1380

    Credit : NASA/JPL/University of Arizona

    Les ravines observées sur Mars seraient produites par l’action de la glace de CO2 en hiver ou au printemps, et non par des écoulements d’eau liquide, comme avancé jusqu’ici. C’est la conclusion d’une étude menée par deux chercheurs français publiée le 21 décembre dans Nature Geoscience . Ils montrent que sous la glace de CO2 chauffée par le Soleil, d’intenses mouvements de gaz peuvent déstabiliser et fluidifier le sol jusqu’à créer des coulées semblables à celles générées par un liquide.

    Depuis 2000, les caméras embarquées sur les satellites en orbite autour de la planète Mars nous ont envoyé de multiples images montrant la présence de chenaux et de cônes de débris, semblables à ceux créés sur Terre par l’action de l’eau liquide sur les pentes d’éboulis, avec parfois un parcours sinueux. La formation de ces ravines semblait récente, âgées de quelques millions d’années à seulement quelques années. Elles relançaient l’idée que des quantités non négligeables d’eau liquide potentiellement propice à une forme de vie pouvaient se former sur la planète Mars aujourd’hui.

    Le rôle de l’eau liquide dans la genèse des ravines a récemment été remis en question par des clichés de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter de la NASA. Ils ont révélé la formation de nouveaux chenaux, à des saisons où les températures sont beaucoup trop basses pour imaginer que de l’eau, même salée, puisse contribuer à un écoulement liquide. Par contre, le creusement des nouveaux chenaux semblait se dérouler lorsque que de la glace carbonique (formée par la condensation de l’atmosphère de CO2 sur la surface pendant l’hiver martien) était présente. Peut-on lier les deux phénomènes ? Si oui, comment expliquer qu’une fine couche de glace carbonique de quelques dizaines de centimètres d’épaisseur puisse créer des coulées de dix à vingt mètres de largeur, bordées par des amoncellements d’éboulis atteignant un mètre de haut ?

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  • Découverte du Premier Pulsar Gamma Extragalactique

    Posté le 12th novembre 2015 Pas de commentaires

    Grand_Nuage_de_Magellan-Fermi_LAT
    Cartes du Grand Nuage de Magellan vu avec Fermi LAT. A gauche : intensité du rayonnement gamma dans une région de 10 degrés de côté comprenant le Grand Nuage de Magellan. Un agrandissement de la zone entourée de bleu est représenté dans la carte de droite, où l’on distingue deux sources d’émission gamma coïncidant avec des pulsars.

    C’est le pulsar gamma le plus lumineux jamais observé que viennent de détecter deux chercheurs du Laboratoire de physique et chimie de l’environnement et de l’espace (CNRS/Université d’Orléans) et de l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie (CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier), avec un collègue américain de la NASA au sein d’une collaboration internationale.

    Situé dans le Grand Nuage de Magellan (à 163 000 années-lumière), PSR J0540-6919 est exceptionnel à plus d’un titre : c’est le premier pulsar gamma détecté dans une autre galaxie que notre Voie Lactée (ce qui en fait le plus lointain) et celui qui émet le plus de rayons gamma. Il est aussi remarquablement jeune : environ 1000 ans, alors que la plupart des pulsars connus sont âgés d’au moins 10 000 ans et jusqu’à des centaines de millions d’années.

    Cette étoile à neutrons, qui tourne sur elle-même en 50 millièmes de secondes, est le vestige d’une étoile massive ayant explosé il y a un millier d’années. L’observation d’un pulsar si jeune et puissant devrait permettre de mieux comprendre d’où ces astres tirent leur luminosité. Cette découverte, réalisée grâce au télescope spatial Fermi de la NASA, fait l’objet d’une publication dans la revue Science le 13 novembre 2015.

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  • Découverte de 5 nouveaux isotopes d’éléments lourds

    Posté le 27th octobre 2015 Pas de commentaires

    Isotopes_Elements_lourds

    Des scientifiques du Lawrence Livermore National Laboratory, en collaboration avec d’autres chercheurs internationaux, ont découvert 5 nouveaux noyaux atomiques qui vont s’ajouter au tableau des nucléides.

    L’étude menée cet automne se concentre sur le développement de nouvelles méthodes de synthèse d’éléments superlourds. Les noyaux exotiques qui viennent d’être découverts sont des isotopes des éléments lourds Berkelium, Neptunium, Uranium, et 2 isotopes de l’Americium.

    Chaque élément chimique se présente sous la forme de différents isotopes. Ces isotopes se distinguent les uns des autres par le nombre de neutrons de leur noyau, et donc par leur masse. Les isotopes nouvellement découvertes ont moins de neutrons et sont plus légers que les isotopes déjà connus de ces éléments.

    A ce jour, le tableau périodique des éléments comprend plus de 3000 isotopes de 114 éléments chimiques confirmés. Selon les estimations, plus de 4000 isotopes additionnels, non encore découverts, devraient exister. En raison de leur faible nombre de neutrons, leur structure est très exotique et donc intéressante pour le développement de modèles théoriques décrivant les noyaux atomiques.

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  • Une intéressante théorie expliquant la matière noire

    Posté le 22nd octobre 2015 Pas de commentaires

    Graviton-Theorie_M

    Il y a plusieurs théories concernant ce que pourrait être la matière noire. Mais l’une de ces théories est plus extraordinaire et intéressante que les autres.

    Imaginons que notre Univers soit une feuille de papier. Juste au-dessus de nous pourrait se trouver une autre feuille de papier, un autre univers flottant à peut-être quelques mètres seulement. Les objets de cet univers seraient invisibles puisque les forces de l’Univers comme l’électromagnétisme (ainsi que les forces nucléaires fortes et faibles) ne peuvent pas se propager en dehors. La seule force capable de se propager entre les 2 univers est la gravitation qui est dûe à la courbure de l’Espace-Temps. Il suffit qu’une masse soit présente dans l’un des univers pour qu’elle fasse se courber le tissu de l’Espace-Temps et permettre la propagation de la gravitation entre les 2 univers.

    Une galaxie présente dans l’univers parallèle serait invisible mais interagirait avec notre Univers via la force gravitationnelle seulement. C’est exactement ce qui se passe avec la matière noire : on la détecte seulement par ses effets gravitationnels, on peut la cartographier dans tout l’Univers mais on n’a toujours aucune idée de ce que ça pourrait être. La matière noire ne serait donc peut-être pas composée de particules extraordinaires comme certains le pensent mais serait seulement de la matière ordinaire présente dans un Univers parallèle.

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  • Boson de Higgs – ATLAS et CMS dévoilent ses taux de désintégration avec une précision inégalée

    Posté le 1st septembre 2015 Pas de commentaires

    Boson_de_Higgs-Evenement

    Trois ans après l’annonce de la découverte du célèbre Boson de Higgs, les collaborations ATLAS et CMS ont présenté les résultats combinés de plusieurs de ses propriétés lors de la 3ème conférence annuelle “Large Hadron Collider Physics Conference” (LHCP 2015)

    En combinant les analyses des données récoltées en 2011 et 2012, ATLAS et CMS nous permettent de déterminer avec une précision inégalée les propriétés du célèbre Boson.

    Les nouveaux résultats fournissent des précisions sur sa production et sa désintégration et sur la manière dont il interagit avec les autres particules. Toutes les propriétés mesurées sont en accord avec les prédictions du Modèle Standard et serviront de référence pour les analyses des prochains mois.

    Le boson de Higgs peut se produire et se désintégrer de différentes manières. Par exemple, d’après le Modèle Standard, lorsqu’un boson de Higgs est produit il devrait se désintégrer immédiatement en un quark bottom et en un antiquark bottom dans 58% des cas. En combinant leurs résultats, ATLAS et CMS ont déterminé les précisions les plus courantes avec une précision inégalée.

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