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  • LHC – Le Long Processus de Redémarrage a Commencé

    Posté le 8th avril 2014 Pas de commentaires

    LHC-Pre_injecteurLe LHC a été arrêté le 14 février 2013 pour sa première longue phase de maintenance (LS1). Le 4 avril dernier, les scientifiques ont commencé à relancer certains accélérateurs faisant partie du complexe afin d’être prêt pour un redémarrage du LHC début 2015.

    Le CERN héberge un système complexe d’accélérateurs dont certains sont présents depuis le début (les années 1950). Ces accélérateurs amènent progressivement les faisceaux de particules à des énergies toujours plus élevées avant d’être injectées dans le LHC (voir Fonctionnement du LHC)

    La plupart de la maintenance faite jusqu’à maintenant a concerné le remplacement de câbles et la réparation de composants usés ou endommagés. Mais des améliorations ont aussi été faites avec l’installation de nouvelles technologies telles que des cavités radiofréquence qui vont aider l’accélération des faisceaux.

    Le 4 avril, c’est la source (partie qui arrache les électrons des atomes d’oxygène pour produire des protons) qui a été remise en fonction. Cette semaine c’est la remise en service de l’accélérateur LINAC 2 qui est prévue. Ensuite viendra le booster, qui a bénéficié des améliorations les plus significatives avec une mise à jour complète de son système de contrôle, système nerveux de la machine.

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  • Tableau Périodique des Eléments avec les Drapeaux des Pays Découvreurs

    Posté le 29th mars 2014 Pas de commentaires

    Dans ce tableau périodique des éléments, Jamie Gallagher a associé à chaque élément le drapeau du ou des pays où les scientifiques travaillaient au moment de leur découverte.

    Tableau_periodique_des_elements-drapeaux
    (Cliquez sur l’image pour accéder à une version lisible)

    Known to ancients = éléments connus des anciens : comme l’or (Au), l’argent (Ag), le cuivre (Cu), le plomb (Pb), l’étain (Sn), et le Mercure (Hg).

  • Première Détection de Traces d’Ondes Gravitationnelles du Big Bang sur le Fond Diffus Cosmologique

    Posté le 17th mars 2014 1 commentaire

    Big_BangC’est cet après-midi que l’équipe de BICEP2 du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics a annoncé cette découverte spectaculaire.

    L’expérience BICEP2 (Background Imaging of Cosmic Extragalactic Polarization 2), située au Pôle Sud, a annoncé avoir détecté des signes d’ondes gravitationnelles sur le rayonnement fossile de l’Univers (le fond diffus cosmologique, ou CMB). C’est la première preuve directe de la théorie de l’inflation cosmique et c’est la première fois que les données confirment une connexion profonde entre la mécanique quantique et la relativité générale.

    Pour faire cette découverte, le télescope BICEP2 a observé les fluctuations du rayonnement micro-onde du fond diffus cosmologique (CMB).

    Histoire-de-l-Univers-BICEP2
    Le plus loin que l’on puisse voir dans l’Univers, c’est le fond diffus cosmologique, la première lumière qui est apparue 380 000 ans après le Big Bang. Les ondes gravitationnelles qui ont été produites beaucoup plus tôt, au moment du Big Bang, sont les plus anciennes reliques de notre Univers.

    Le rayonnement micro-onde est une forme de lumière. Il présente donc toutes les propriétés de la lumière, y compris la polarisation. Sur Terre, la lumière du Soleil est dispersée par l’atmosphère et devient polarisée (orientée dans une certaine direction), c’est pourquoi les lunettes de Soleil polarisées permettent de réduire l’éblouissement : la lumière qui vient du sol est typiquement polarisée horizontalement et les lunettes de soleil bloquent les ondes lumineuses ayant cette orientation. Dans l’Espace, le fond diffus cosmologique a été dispersé par les atomes et les électrons, et a été également polarisée.

    La seule manière d’être sûr que l’on avait affaire à des ondes gravitationnelles dans le fond diffus cosmologique était d’observer la polarisation de la lumière. Une certaine orientation des oscillations de cette lumière représente la preuve qu’il s’agit bien d’un effet dû aux ondes gravitationnelles provenant de l’expansion extrêmement rapide (une fraction de seconde) et exponentielle de notre Univers qui s’est produite 10-38 secondes après le Big Bang.

    La clé pour détecter les ondes gravitationnelles provenant de l’inflation est le fait que les mouvements du plasma provoqué par les ondes ont produit un type de polarisation différent que celui provoqué par les inhomogénéités (qui ont produit les variations de température).

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  • Le plus grand détecteur de rayons cosmiques du monde

    Posté le 10th mars 2014 Pas de commentaires

    L’observatoire Pierre Auger, situé à Malagüe (Argentine, région de Mendoza), est le plus grand détecteur de rayons cosmiques du monde. Il couvre une zone de 3000 km2 avec ses 1600 stations détecteurs de surface qui détectent les pluies de particules de rayons cosmiques ainsi que ses 4 détecteurs de fluorescence qui détectent la lumière de fluorescence émise par les pluies de particules.

    Observatoire Pierre Auger
    Une des stations détecteur de surface (avant plan) et l’un des détecteurs de fluorescence. Chaque station détecteur de surface, séparée de sa voisine d’une distance de 1,5 km, contient 12 000 litres d’eau et est alimenté par un panneau solaire. Chacun des détecteurs de fluorescence abrite 6 télescopes et une tour de communication.

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  • Télescope spatial James Webb : animation du déploiement

    Posté le 9th mars 2014 Pas de commentaires

    JWSTLe télescope spatial James Webb est le successeur de Hubble. Son lancement est prévu en 2018. Il étudiera chaque phase de l’histoire de l’Univers, des premières lueurs de l’après Big Bang, en passant par la formation de systèmes solaires capables de supporter la vie sur des planètes comme la Terre, jusqu’à l’évolution de notre propre système solaire.

    C’est un télescope optimisé pour les longueurs d’onde infrarouges. Il dispose d’un large miroir de 6,5 mètres de diamètre et d’un pare-soleil de la taille d’un terrain de tennis.

    Le miroir et le pare-soleil ne pourront évidemment pas tenir ouverts dans une fusée. C’est pourquoi ils seront pliés et ne s’ouvriront que lorsque le télescope spatial aura atteint sa destination au point de Lagrange L2, au-delà du système Terre-Lune, à l’opposé du Soleil. Ce point se situe à 1,5 millions de kilomètres de la Terre.

    Pour en savoir plus :
    - Le télescope spatial James Webb
    - Télescope spatial James Webb – Présentation interactive 3D