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  • Une Meilleure Vision pour les Télescopes Infrarouge

    Posté le 6 décembre 2016

    aloha

    L’Univers peut paraître très différent lorsqu’il est observé en infrarouge. Les télescopes infrarouges peuvent voir à travers les nuages intergalactiques qui bloquent la lumière visible ou voir des objets froids tels que des exoplanètes en formation. Cependant, la faible performance des détecteurs ainsi que la lumière thermique émise par les miroirs à ces longueurs d’onde rendent les observations infrarouges plus complexes que celles en lumière visible.

    Le travail de Pascaline Darré (de l’Université de Limoges) et de ses collègues suggère qu’une technique de conversion de la lumière infrarouge en fréquences visibles (appelée ALOHA, pour “Astronomical Light Optical Hybrid Analysis”) pourrait grandement améliorer la sensibilité des réseaux de télescopes infrarouges.

    La lumière infrarouge collectée par un télescope est envoyée dans un guide d’ondes en matériau optique non linéaire. Là, la lumière infrarouge est mélangée à la lumière laser et convertie en lumière visible par un processus connu sous le nom de génération de somme de fréquences. La lumière visible est ensuite dirigée vers les détecteurs à travers des fibres optiques. De précédentes expériences de laboratoire par les mêmes auteurs ont montré que cette méthode a le potentiel de réduire le bruit de détection.

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  • Une Première : des Rayons X Extrêmement Puissants Semblent Rendre des Matériaux Transparents

    Posté le 5 septembre 2016

    SLAC_LCLS

    Lorsque des scientifiques du SLAC National Accelerator Laboratory ont ajusté l’intensité de leur laser à Rayons X afin de mieux visualiser l’échantillon qu’ils étudiaient ils ont eu une surprise : les rayons X semblaient passer directement à travers comme si aucun échantillon n’était présent.

    Ce résultat était tellement bizarre que le responsable de l’expérience, le Professeur Joachim Stöhr, a consacré les 3 années suivantes à développer une théorie qui explique ce phénomène. Son équipe vient de publier un article dans Physical Review Letters qui décrit ce qui s’est passé en 2012.

    Ce qu’ils ont vu est ce qu’on appelle un effet non linéaire où plus d’un photon, ou particule de rayon X, entre en même temps dans l’échantillon pour provoquer des effets inattendus.

    Dans ce cas les rayons X ont remué les électrons de l’échantillon et les ont fait émettre un nouveau faisceau de rayons X qui était identique à celui qui est entré, a expliqué Joachim Stöhr. Ce faisceau a continué sur le même chemin avant de frapper le détecteur. Donc, vu de l’extérieur, c’était comme si un seul faisceau était passé à travers sans être arrêté, comme si l’échantillon était transparent.

    Cet effet, appelé diffusion stimulée, n’avait jamais été observée avec des rayons X auparavant. En fait, il a fallu qu’un faisceau extrêmement intense comme celui du LCLS du SLAC (qui est des milliards de fois plus puissant que n’importe quelle autre source de rayon X) soit utilisé pour que cet effet apparaisse.

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  • Le Propulseur de l’Impossible devrait bientôt être Testé dans l’Espace

    Posté le 4 septembre 2016

    Cannae_Drive

    Guido Fetta, le PDG de Cannae Inc et inventeur du Cannae Drive, veut envoyer son propulseur de l’impossible dans l’Espace pour prouver une fois pour toutes qu’il fonctionne.

    Bref historique de l’EmDrive :

    2003 – Roger Shawyer dévoile son EmDrive
    2007 – Shawyer livre une copie de son EmDrive à Boeing Phantom Works
    2008 – Une équipe chinoise menée par le professeur Yang de la Xi’an Northwestern Polytechnic University publie une série de papiers théoriques et expérimentaux sur ce réacteur
    2012 – L’équipe chinoise affirme avoir construit une version de l’EmDrive qui produit une poussée comparable à celle des propulseurs ioniques classiques.

    L’équipe Eagleworks de la NASA a testé plusieurs versions de l’EmDrive, dont 2 conçus par Cannae. Ils ont rapporté des résultats positifs

    En 2015, Martin Tajmar, physicien à la Dresden University of Technology, a étudié cette technologie. Il pensait que la poussée était due à une erreur expérimentale mais en construisant son propre EmDrive il a été surpris de voir que la poussée existait belle et bien. Il n’a pu détecter aucune erreur expérimentale qui pourrait l’expliquer.

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  • Une exoplanète rocheuse potentiellement habitable en orbite autour de Proxima du Centaure

    Posté le 24 août 2016

    Proxima_du_Centaure

    Proxima du Centaure, l’étoile la plus proche du Soleil, possède une planète. Celle-ci est même rocheuse, d’une taille comparable à celle de la Terre, et située dans la zone habitable de son étoile, là où l’eau liquide peut exister en surface. C’est la découverte majeure réalisée par une équipe internationale de chercheurs dont Julien Morin, du Laboratoire Univers et Particule de Montpellier (CNRS/Université de Montpellier), qui sera publiée le 25 août 2016 dans Nature.

    Parallèlement, deux autres équipes d’astrophysiciens et planétologues, en majorité françaises, ont approfondi l’étude de l’environnement sur cette exoplanète : si les radiations de son étoile risquent d’avoir érodé les gaz présents initialement, il est possible qu’une atmosphère et de l’eau aient perduré. Sous certaines conditions, encore hypothétiques, la planète pourrait même héberger de l’eau liquide à sa surface et être potentiellement propice à la vie.

    C’est, par définition, l’exoplanète la plus proche de nous jamais découverte : Proxima b tourne en effet autour de Proxima du Centaure, l’étoile la plus proche du Soleil, à seulement 4.2 années-lumière. Mieux : cette exoplanète, découverte par une équipe internationale de chercheurs, est très probablement rocheuse, comme notre planète, et sa masse minimale vaut 1.3 celle de la Terre. Enfin, elle se trouve à 7 millions de kilomètres de Proxima du Centaure, soit environ 20 fois plus près que la Terre ne l’est du Soleil (149.6 millions de km) : mais son étoile, simple naine rouge, est bien moins brillante que la nôtre. Proxima b se situe donc bien dans la zone habitable, et sa température autoriserait la présence d’eau liquide à sa surface.

    La présence d’une planète autour de Proxima du Centaure était soupçonnée depuis des années. Son existence est aujourd’hui avérée au terme d’une campagne de deux années de recherche, baptisée « Pale Red Dot« , intensifiée depuis six mois : elle a alors mobilisé le spectrographe HARPS installé sur le télescope de 3,6 mètres de l’ESO à la Silla (Chili), le télescope ASH2 installé à l’Observatoire des explorations célestes de San Pedro de Atacama (Chili) et les 18 télescopes du réseau de Las Cumbres.

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  • La NASA a utilisé une caméra HDR haute vitesse pour filmer un test de propulseur

    Posté le 9 août 2016

    hidyrs-x_before
    Sans la caméra HiDyRS-X
    hidyrs-x_after-1
    Avec la caméra HiDyRS-X

    La NASA a utilisé une super caméra pour capturer le test d’un moteur-fusée à combustible solide (solid rocket booster), QM-2. Cette caméra appelée HiDyRS-X (High Dynamic Range Stereo X) peut enregistrer des images à très grande vitesse et en HDR (High Dynamic Range).

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