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  • Preuves de la Désintégration du Boson de Higgs en Quarks

    Posté le 2 août 2017

    Le Modèle Standard fait des prédictions très précises sur la manière dont le Boson de Higgs interagit avec différentes particules. Les premières observations étaient basées sur les mesures de sa désintégration en d’autres bosons (W,Z,γ). Maintenant, les chercheurs de la collaboration ATLAS viennent de montrer comment le Higgs se désintègre directement en fermions tels que les quarks et les leptons, la famille de particules fondamentales qui composent la matière.

    Jusqu’à maintenant les chercheurs ont pu prouver la désintégration du Boson de Higgs en photons, leptons tau et bosons W et Z. Cependant, cela ne représente que 30% des désintégrations. La désintégration en quarks bottom (H→bb) qui devrait pourtant se produire avec le taux le plus élevé (environ 58% d’après le Modèle Standard) n’avait jamais été observée. La raison est qu’il est très difficile de la distinguer des processus similaires d’arrière plan (qui pourraient s’assimiler à un “bruit de fond”) : les paires de quark bottom sont créées 10 millions de fois plus souvent que les désintégrations H→bb.

    Les physiciens de la collaboration ATLAS ont donc cherché les désintégrations H→bb qui sont créées en association avec une autre particule, dans ce cas il s’agit d’un boson vecteur (W ou Z). Les désintégrations plus reconnaissables des bosons vecteurs permettent de réduire le bruit de fond. Cela conduit à un taux de production beaucoup plus faible (environ 30,000 désintégrations H→bb devraient avoir été produites de cette manière) mais fournit une opportunité de repérer cette désintégration insaisissable.

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  • Exploration de la Manière dont le Boson de Higgs Interagit avec les Autres Bosons

    Posté le 1 août 2017

    Depuis son dernier redémarrage le LHC a produit environ 20000 Bosons de Higgs par jour lors des collisions Proton-Proton à 13 TeV. Fin 2015, les données collectées par les collaborations ATLAS et CMS étaient déjà suffisantes pour de nouvelles observations du Higgs Boson à de nouvelles énergies de collision. Maintenant, avec plus de 36000 trillions de collisions entre 2015 et 2016, l’expérience ATLAS peut effectuer des mesures toujours plus précises du Boson de Higgs.

    Mesurer la manière dont le Boson de Higgs est produit et comment il se désintègre est l’un des objectifs majeurs des expériences du LHC. Une plus grande précision de ces mesures permet aux chercheurs d’affiner la compréhension du secteur de Higgs du Modèle Standard, et également de contraindre les nouveaux phénomènes au-delà du Modèle Standard qui modifieraient le couplage du Higgs avec d’autres particules du Modèle Standard.

    En étudiant les désintégrations du boson de Higgs en paires de photons (H→γγ) et en 4 leptons via des bosons Z intermédiaires (H→ZZ*→4ℓ, où le “*” indique que l’un des bosons Z est produit en dehors de sa couche de masse [“produced off its mass shell” = produite hors couche de masse], c’est à dire qu’il s’agit d’une particule virtuelle), l’expérience ATLAS peut mesurer les propriétés de couplage du Boson de Higgs avec une précision sans précédent.

    Au LHC, le Boson de Higgs est produit via différents processus à des taux très différents : fusion de gluon, fusion de boson vecteur, WH, ZH, et ttH. Pour sonder ces modes de production, ATLAS a introduit un jeu de critères pour caractériser les évènements de Higgs avec états finaux H→γγ et H→ZZ*→4ℓ. Vous pouvez voir les résultats de cette étude sur les graphiques 1 et 2 où la section transversale, normalisée à la valeur prédite par le Modèle Standard, est montrée.

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  • Comment fonctionne le LHC ?

    Posté le 15 mai 2017

    L’animation ci-dessous commence avec une vue aérienne du CERN (près de Genève) qui montre le complexe d’accélérateurs de particules : le LHC et les 4 principaux détecteurs que sont ALICE, ATLAS, CMS et LHCb.

    Tout commence avec une source de protons qui est une simple bouteille d’hydrogène. Un champ électrique est appliqué pour retirer les électrons de l’hydrogène et ainsi produire des protons qui passent ensuite par le LINAC 2, le premier accélérateur de la chaine (qui sera bientôt remplacé par le LINAC 4). Il accélère les protons à une énergie de 50 MeV.

    Le faisceau est ensuite injecté dans le Proton Synchroton Booster (PSB), qui accélère les protons à 1,4 GeV, puis dans le Proton Synchroton (PS) qui les accélère à 25 GeV. Les protons sont ensuite envoyés dans le Super Proton Synchroton (SPS) où ils sont accélérés à 450 GeV pour finalement être transférés dans les 2 tubes de faisceau du LHC.

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  • Un Drone nous fait visiter le Centre de Données du CERN

    Posté le 15 mai 2017

    « L’ensemble des serveurs situés dans la salle principale de 1 450 m2 du Centre de données (photo) correspond au niveau 0, le premier point de contact entre les données expérimentales du LHC et la Grille de calcul mondiale. Outre des serveurs et des systèmes de stockage de données pour le niveau 0 et pour des analyses de physique ultérieures, le Centre de données héberge également des systèmes indispensables au fonctionnement quotidien du Laboratoire. Les serveurs sont soumis à des mises à jour et à des opérations de maintenance permanentes afin que leur fonctionnement continue d’être assuré en cas d’incident sérieux tel qu’une coupure de courant prolongée. Les serveurs critiques ont leur propre pièce et sont alimentés et refroidis par des équipements dédiés »

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  • LINAC 4 : Un nouvel Accélérateur Linéaire pour le CERN

    Posté le 14 mai 2017

    Le CERN a récemment inauguré un nouvel accélérateur linéaire : le LINAC 4. C’est une machine de 86 mètres de long qui se situe à 12 mètres sous terre. Il a fallu près de 10 ans pour le construire.

    Après une longue période d’essai, le LINAC 4 alimentera le complexe d’accélérateurs du CERN avec des faisceaux de particules de plus grande énergie (160 MeV au lieu de 50 MeV). L’augmentation de l’énergie ainsi que l’utilisation d’ions d’hydrogène permettra de doubler l’intensité du faisceau délivré au LHC, ce qui contribuera à accroitre sa luminosité.

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