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  • Astronautes Génétiquement Modifiés

    Posté le 30 avril 2017


    Astronaute Bruce McCandless II utilisant la Manned Maneuvering Unit à l’extérieur de la navette spatiale américaine Challenger lors de la mission STS-41-B en 1984

    Récemment, quelques scientifiques ont commencé à explorer la possibilité de modifier génétiquement les astronautes pour qu’ils puissent supporter les conditions dangereuses du voyage interstellaire et de la vie sur d’autres planètes.

    Des expériences ont déjà commencé à altérer des cellules humaines en laboratoire. Peuvent-elles être à l’épreuve des rayonnements ? Peut-on les modifier pour qu’elles puissent produire leurs propres vitamines et acides aminés ?

    Une des personnes s’intéressant de près à cette idée est Christopher Mason, membre du Department of Physiology and Biophysics à Weill Cornell Medicine. En 2011 il a proposé ce qu’il appelle le “500-year plan” (Plan de 500 ans) dont le but est d’aider les humains à devenir des explorateurs de l’Espace lointain. Dans ce plan, la modification génétique joue un rôle important : “Je pense que nous devons la considérer pour les personnes que nous enverrons sur d’autres planètes” explique-t-il. “Nous ne savons pas si ça sera un léger coup de pouce à l’expression des gènes, ou un tout nouveau chromosome, ou une réécriture complète du code génétique”.

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  • [En direct] La Terre vue de la Station Spatiale Internationale

    Posté le 22 mars 2017

    L’expérience HDEV (High Definition Earth-Viewing System) à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS) a été activée le 30 avril 2014. Elle est montée sur le External Payload Facility du module Colombus de l’agence spatiale européenne (ESA).

    Cette expérience comprend plusieurs caméras HD, enfermées dans un boitier sous pression et dont la température est contrôlée, pointées vers la Terre.

    HDEV recueille de très belles images de notre planète mais le principal objectif de l’expérience est de surveiller la vitesse à laquelle l’image de la caméra se dégrade dans l’Espace, en particulier à cause des rayons cosmiques, et de vérifier l’efficacité du design de boitier de protection pour le contrôle thermique.


    Lorsque l’image est noire c’est que l’ISS se trouve du côté nocturne de la Terre

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  • Un Nouveau Concept de Spectromètre à Neutrons pour les Vols Habités

    Posté le 5 décembre 2016

    fast_neutron_spectrometer

    Le détecteur et les circuits d’un nouveau spectromètre à neutrons (qui est testé dans l’Espace pour surveiller les rayonnements subits par les astronautes lors des futures missions de la NASA) ont été fabriqués et testés au National Space Science and Technology Center (NSSTC) de l’Université d’Alabama à Huntsville (UAH)

    Le Fast Neutron Spectrometer (FNS) est maintenant à bord de la Station Spatiale Internationale.

    Les neutrons contribuent à l’exposition aux rayonnements de l’équipage et doivent être mesurés pour évaluer les niveaux d’exposition. Le FNS, développé par le Marshall Space Flight Center (MSFC) et le Johnson Space Center (JSC) de la NASA, utilise un nouveau concept d’instrument qui peut améliorer de manière significative la fiabilité de l’identification des neutrons dans l’environnement de rayonnement mixte de l’Espace lointain.
    Le chercheur principal et chef d’équipe du MSFC est Mark Christl. Le project manager du JSC est Catherine McLeod et le technical lead est Eddie Semones, également du NASA JSC.

    « Notre technique améliore la méthode ‘capture-gated’ bien établie qui utilise des scintillateurs plastiques remplis de Bore-10 pour mesurer l’énergie des neutrons rapides » explique Evgeny Kuznetsov, research engineer au Center for Space Plasma and Aeronomic Research (CSPAR) de l’UAH, qui a travaillé sur l’appareil avec John Watts, CSPAR research scientist
    « L’élément central de FNS est un scintillateur composite personnalisé combiné à des circuits électroniques spécialisés qui fonctionnent de concert pour séparer clairement les signaux dûs aux neutrons des signaux dûs aux autres formes de rayonnement ».

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  • L’imprimante 3D de Made In Space a été installée dans la Station Spatiale

    Posté le 17 novembre 2014

    MadeInSpace-Imprimante_3D-ISS

    Le 21 septembre dernier, l’imprimante 3D de la société Made In Space a été envoyée vers la Station Spatiale Internationale (ISS) à bord d’une capsule Dragon de la société Space X. C’est le 23 septembre que l’imprimante est arrivée à bord de l’ISS.

    Ce matin, 17 novembre 2014, l’astronaute Barry “Butch” Wilmore a déballé l’imprimante 3D de Made In Space et l’a installée dans le Microgravity Science Glovebox (MSG) de l’ISS.

    Avec l’aide de Made In Space et des équipes de soutien au sol de la NASA, Barry Wilmore a pu allumer l’imprimante 3D et effectuer toutes les vérifications critiques du système pour s’assurer que le matériel et le logiciel étaient en état de fonctionnement.

    Le but de cette expérience est de voir si la fabrication additive (impression 3D) dans l’Espace est suffisamment fiable pour pouvoir être utilisée à l’avenir lors de missions lunaires, martiennes et au-delà. En comparant les objets imprimés dans l’ISS avec ceux imprimés sur Terre au Marshall Space Flight Center de Huntsville (Etats-Unis, Alabama) on pourra voir dans quelle mesure l’état d’apesanteur affecte le processus d’impression 3D.

    Source : Made In Space

  • Démonstration de Communication Laser entre la Station Spatiale et la Terre

    Posté le 8 juin 2014

    OPALS-illustrationLe 5 juin 2014, la NASA a transmis une vidéo de 175 Mb (21,88 Mo) par faisceau lumineux.

    Le 11 avril dernier, OPALS a été envoyé vers la Station Spatiale Internationale (ISS) par une capsule Dragon de l’entreprise Space X.

    OPALS (Optical Payload for Lasercomm Science) est un système de communication optique qui permet d’améliorer largement la vitesse de transmission par rapport à un système de communication par ondes radio (débit de 10 à 1000 fois plus élevé). Le but est de pouvoir transmettre rapidement et efficacement lors de futures missions dans l’Espace lointain, vers Mars et au-delà.

    L’ISS se déplace à une vitesse de 28 000 km/h environ. Cette vitesse requiert un système ayant une capacité de pointage extrêmement précise, équivalente à la précision nécessaire pour viser le bout d’un cheveux humain avec un pointeur laser à une distance de 9 mètres et maintenir ce contact en marchant.

    Pour rendre la transmission possible, OPALS s’est verrouillé* sur un signal lumineux émis par une station au sol (“Optical Communications Telescope Laboratory”) basée à Wrightwood en Californie. Une fois le signal “accroché”, OPAL a commencé à moduler le faisceau de son laser 1550 nanomètres de 2,5 W pour transmettre la vidéo au sol. La transmission a duré 148 secondes au total et a atteint un débit maximum de 50 mbps (6,5 Mo/s). Il a fallu 3,5 secondes à OPALS pour transmettre une copie de son message vidéo “Hello World!”. Il aurait fallu plus de 10 minutes en utilisant les méthodes de communication traditionnelles. Le message a été envoyé plusieurs fois durant la transmission.

    * Comme on verrouille une cible sur un avion de chasse

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