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  • FRB (Fast Radio Burst) : les mystérieux signaux venus de l’Espace

    Posté le 14 mai 2017

    On en a détecté 22 pour le moment (le premier en 2007, repéré dans des données de 2001) et nous n’avons aucune idée de ce qu’ils sont ou signifient ni même d’où ils viennent. Les FRB, ou sursauts radio rapides, sont de brillants sursauts d’énergie qui ne durent que quelques millisecondes mais sont un milliard de fois plus lumineux que tout ce que nous pouvons observer dans notre galaxie.

    Le dernier FRB détecté (FRB 150215) pourrait être le plus mystérieux de tous.
    “Nous avons passé beaucoup de temps avec de nombreux télescopes pour trouver quelque chose qui lui soit associé” explique Emily Petroff du Netherlands Institute for Radio Astronomy.

    FRB 150215 a été détecté le 15 février 2015 par le radiotélescope de Parkes (Australie).

    Une des raisons qui le rend spécial est qu’on a pu l’observer avec plusieurs télescopes dans le monde mais que l’on a pas pu détecter de signal ou trace de lumière.

    Les chercheurs expliquent que ce sursaut a été suivi avec 11 télescopes pour rechercher des émissions radios, optiques, rayons X et de neutrinos. Mais aucune émission transitoire ou variable associée à ce sursaut n’a été trouvée et aucune impulsion répétée n’a été aperçue après 17,25 heures d’observation.

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  • Une Meilleure Vision pour les Télescopes Infrarouge

    Posté le 6 décembre 2016

    aloha

    L’Univers peut paraître très différent lorsqu’il est observé en infrarouge. Les télescopes infrarouges peuvent voir à travers les nuages intergalactiques qui bloquent la lumière visible ou voir des objets froids tels que des exoplanètes en formation. Cependant, la faible performance des détecteurs ainsi que la lumière thermique émise par les miroirs à ces longueurs d’onde rendent les observations infrarouges plus complexes que celles en lumière visible.

    Le travail de Pascaline Darré (de l’Université de Limoges) et de ses collègues suggère qu’une technique de conversion de la lumière infrarouge en fréquences visibles (appelée ALOHA, pour “Astronomical Light Optical Hybrid Analysis”) pourrait grandement améliorer la sensibilité des réseaux de télescopes infrarouges.

    La lumière infrarouge collectée par un télescope est envoyée dans un guide d’ondes en matériau optique non linéaire. Là, la lumière infrarouge est mélangée à la lumière laser et convertie en lumière visible par un processus connu sous le nom de génération de somme de fréquences. La lumière visible est ensuite dirigée vers les détecteurs à travers des fibres optiques. De précédentes expériences de laboratoire par les mêmes auteurs ont montré que cette méthode a le potentiel de réduire le bruit de détection.

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  • Qu’est-ce que le télescope spatial Hubble observe en ce moment même ?

    Posté le 3 septembre 2016

    Hubble_LiveLe compte twitter @Hubble_Live tweete ce que le télescope spatial Hubble observe en ce moment même.

    Il donne le nom de la personne qui l’utilise et indique l’instrument spécifique de Hubble qui est employé pour réaliser l’observation.

    Ce compte twitter appartient à HubbleSite.org, le site de vulgarisation du Space Telescope Science Institute (STScI)

    Via Astronomy Magazine

  • Détection d’un signal radio puissant en provenance d’une étoile similaire à notre Soleil

    Posté le 30 août 2016

    RATAN_600

    Des astronomes ont détecté un signal provenant de l’étoile HD 164595, située à 95 années-lumière de la Terre, dans la constellation Hercule. Cette étoile est presque exactement comme notre Soleil mais n’a qu’une planète connue pour le moment. La planète en question est une géante gazeuse de la taille de Neptune et effectue son orbite complète en 40 jours.

    Ce signal, d’environ 11 GHz, a été détecté le 15 mai 2015 par le télescope RATAN-600, exploité par l’Académie des Sciences de Russie, et dont la mission principale est de surveiller l’activité solaire. Aucune source astrophysique connue n’émet à cette fréquence. C’est pourquoi les chercheurs travaillant avec RATAN-600 appellent à une surveillance constante de cette source énigmatique.

    La source est tellement intense que si elle transmet les ondes radio dans toutes les directions elle a besoin d’une énergie énorme de 1020 Watts (des centaines de fois plus d’énergie que toute la lumière du Soleil qui nous arrive sur Terre). Mais si elle ne transmet que vers la Terre elle a besoin de 1013 Watts (plus ou moins l’énergie utilisée par toute l’humanité). Le signal pourrait correspondre à un signal d’origine extraterrestre mais pour le moment personne ne privilégie cette hypothèse car il est nécessaire de continuer les observations avant de pouvoir tirer toute conclusion.

    Le 28 août, l’Institut SETI a pointé le Allen Telescope Array [ATA] sur cette source mais n’a rien détecté.

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  • Une exoplanète rocheuse potentiellement habitable en orbite autour de Proxima du Centaure

    Posté le 24 août 2016

    Proxima_du_Centaure

    Proxima du Centaure, l’étoile la plus proche du Soleil, possède une planète. Celle-ci est même rocheuse, d’une taille comparable à celle de la Terre, et située dans la zone habitable de son étoile, là où l’eau liquide peut exister en surface. C’est la découverte majeure réalisée par une équipe internationale de chercheurs dont Julien Morin, du Laboratoire Univers et Particule de Montpellier (CNRS/Université de Montpellier), qui sera publiée le 25 août 2016 dans Nature.

    Parallèlement, deux autres équipes d’astrophysiciens et planétologues, en majorité françaises, ont approfondi l’étude de l’environnement sur cette exoplanète : si les radiations de son étoile risquent d’avoir érodé les gaz présents initialement, il est possible qu’une atmosphère et de l’eau aient perduré. Sous certaines conditions, encore hypothétiques, la planète pourrait même héberger de l’eau liquide à sa surface et être potentiellement propice à la vie.

    C’est, par définition, l’exoplanète la plus proche de nous jamais découverte : Proxima b tourne en effet autour de Proxima du Centaure, l’étoile la plus proche du Soleil, à seulement 4.2 années-lumière. Mieux : cette exoplanète, découverte par une équipe internationale de chercheurs, est très probablement rocheuse, comme notre planète, et sa masse minimale vaut 1.3 celle de la Terre. Enfin, elle se trouve à 7 millions de kilomètres de Proxima du Centaure, soit environ 20 fois plus près que la Terre ne l’est du Soleil (149.6 millions de km) : mais son étoile, simple naine rouge, est bien moins brillante que la nôtre. Proxima b se situe donc bien dans la zone habitable, et sa température autoriserait la présence d’eau liquide à sa surface.

    La présence d’une planète autour de Proxima du Centaure était soupçonnée depuis des années. Son existence est aujourd’hui avérée au terme d’une campagne de deux années de recherche, baptisée « Pale Red Dot« , intensifiée depuis six mois : elle a alors mobilisé le spectrographe HARPS installé sur le télescope de 3,6 mètres de l’ESO à la Silla (Chili), le télescope ASH2 installé à l’Observatoire des explorations célestes de San Pedro de Atacama (Chili) et les 18 télescopes du réseau de Las Cumbres.

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