Guy DOYEN

Nullius In Verba
  • Confirmation de la désintégration du Boson de Higgs en quarks bottom

    Posté le 29 août 2018

    Le 28 août, les collaborations ATLAS et CMS ont présenté leur découverte de la désintégration du Boson de Higgs en quarks bottom. D’après le Modèle Standard, cette désintégration devrait se produite 60% du temps

    Cette découverte n’a pas été simple car plusieurs évènements peuvent produire des quarks bottom. Il est difficile d’isoler ceux produits par le Boson de Higgs des autres.

    Pour extraire le signal, les collaborations ATLAS et CMS ont combiné les données des Run 1 et 2 du LHC. Les énergies des collisions étaient de 7, 8 puis 13 TeV.

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  • La Contraction des Longueurs en Relativité Restreinte

    Posté le 30 juillet 2018

    La contraction des longueurs en relativité restreinte est-elle réelle ?

    Tout dépend de ce qu’on appelle « réel ». Mais voici les faits :

    Tout comme avec la dilatation du temps, on n’observe pas la contraction des longueurs dans notre vie quotidienne car nos vitesses de déplacement sont très faibles comparées à celles proches de la lumière.

    Mais dans les accélérateurs de particules, les particules accélérées à une vitesse proche de celle de la lumière ont leurs lignes de champ électrique compressées dans la direction de leur déplacement. Elles produisent un bref signal qui est différent des signaux reçus d’électrons en mouvement moins rapide.

    Au RHIC, où on accélère des ions lourds (plomb ou or, par exemple) pour les faire entrer en collision, les résultats des analyses ne peuvent s’expliquer que si les formes sphériques des ions lourds sont aplaties pour devenir comme des pancakes.

    Cet effet est donc bien réel

    Source : “Inquiry into Physics”

  • Un LHC haute luminosité d’ici 10 ans au CERN

    Posté le 26 juin 2018

    Le vendredi 15 juin 2018 un nouveau chantier s’est ouvert au LHC, le grand collisionneur de hadrons. Initié en 2011, ce projet vise à mettre en service d’ici à 2026 un LHC haute luminosité (HL-LHC) qui permettra d’augmenter le nombre de collisions protons-protons et de récolter davantage de données. La France contribue de manière importante à ce projet (à hauteur de 180 millions d’euros, masse salariale incluse). Les équipes du CNRS et du CEA participent à la recherche et aux développements technologiques spécifiquement sur les aimants supraconducteurs et à l’extension de la durée de vie des détecteurs et de l’accélérateur. Côté français, ce sont ainsi plus de 400 scientifiques qui accompagnent le renouveau du plus grand et du plus puissant collisionneur de particules au monde.

    Mis en fonction pour la première fois en 2008 au CERN, le LHC – Large Hadron Collider – est un anneau de 27 kilomètres de circonférence muni de milliers d’aimants supraconducteurs qui permettent de maintenir les particules accélérées à l’intérieur de l’anneau. Les particules propulsées finissent par entrer en collision à une vitesse proche de celle de la lumière. Pour collecter les données, le collisionneur possède 4 détecteurs de particules : ATLAS, CMS, ALICE et LHCb.

    Ces travaux vont permettre d’accroître la luminosité du LHC d’un facteur 5 à 7 en concentrant le maximum de particules dans l’espace le plus réduit possible pour augmenter le nombre de collisions au moment du croisement des deux faisceaux de protons. Cela permettra aux scientifiques d’étudier des phénomènes rares et d’obtenir des mesures de grande précision indispensables pour préciser les propriétés du boson de Higgs. Plus largement, c’est un pas de plus vers la compréhension du modèle standard et des scénarios qui en découlent.

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  • L’intelligence artificielle est meilleure que les êtres humains pour lire sur les lèvres

    Posté le 28 mai 2018

    Deux études montrent qu’une machine peut comprendre ce que vous dites sans entendre un seul son.

    Lire sur les lèvres est notoirement difficile, dépendant autant du contexte et de la connaissance du langage que des indices visuels. Mais des chercheurs ont montré que le “machine learning” peut être utilisé pour discerner plus efficacement le discours des clips vidéos silencieux que les professionnels.

    Une équipe du département informatique de l’Université de Oxford a développé une nouvelle intelligence artificielle baptisée LipNet et basée sur un ensemble de données appelé GRID. GRID est composé d’extraits vidéos de personnes face caméra et ayant le visage bien éclairé qui lisent des phrases de 3 secondes.

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  • Histoire de l’Intelligence Artificielle

    Posté le 7 avril 2018


    John McCarthy

    La quête de l’intelligence artificielle (IA) a commencé il y a 70 ans, avec l’idée que les ordinateurs pourraient un jour penser comme nous. Les prévisions ambitieuses ont attiré un financement généreux mais après quelques décennies il y avait peu de résultats. Mais, lors des 25 dernières années, de nouvelles approches de l’IA couplées aux avancées technologiques ont permis une avancée spectaculaire.

    C’est John McCarthy, professeur à l’Université de Dartmouth et figure de premier plan dans le domaine de l’informatique, qui a inventé le terme “Intelligence Artificielle” en 1955.

    Il rédigea une proposition pour organiser une conférence de 2 mois, rassemblant 10 personnes sur le thème de “l’intelligence artificielle”, première utilisation du terme dans une publication.

    Dans sa proposition il écrivit : “L’étude doit partir sur la base de la conjecture que chaque aspect de l’apprentissage ou de n’importe quelle autre caractéristique de l’intelligence peut, en principe, être si précisément décrite qu’une machine peut être créée pour la simuler”

    C’est lors de l’été 1956 qu’un petit groupe de scientifiques fut invité pour réfléchir à la possibilité de permettre aux machines de faire des choses réservées habituellement aux être humains, comme comprendre le langage.

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