Guy DOYEN

Nullius In Verba
  • La NASA essaye de réparer un gyroscope de Hubble en le redémarrant

    Posté le 28 octobre 2018

    Les concepteurs du télescope spatial Hubble s’étaient préparés à une panne de gyroscope en l’équipant de gyroscopes de secours. Malheureusement, lorsqu’un des gyroscopes est tombé en panne début octobre, le gyroscope de secours n’a pas fonctionné comme prévu : il tournait trop rapidement et ne pouvait pas permettre au télescope de tenir en place lorsqu’il était nécessaire de fixer une cible en restant parfaitement immobile.

    La NASA a pu résoudre ce problème en effectuant une des actions les plus connues en informatique : un simple redémarrage

    L’équipe des opérations de Hubble a exécuté ce redémarrage en éteignant le gyroscope pendant une seconde et en l’allumant avant que la roue n’arrête de tourner. L’intention était de supprimer tout défaut ayant pu survenir lors du démarrage du 6 octobre, plus de 7 ans et demi après son dernier fonctionnement. Cependant, les données obtenues n’ont montré aucune amélioration des performances.

    Le 16 octobre, l’équipe des opérations de Hubble a effectué une série de manoeuvres dans des directions opposées pour essayer de supprimer tout blocage. Pendant chaque manoeuvre, le gyroscope a été basculé du mode rapide au mode lent pour supprimer tout blocage éventuel au niveau du flotteur.

    Suite à ces manoeuvres, l’équipe a constaté une réduction significative de problèmes de rotation.

    Le 19 octobre, après des maneuvres additionnelles, le problème semble avoir été éliminé. Le fonctionnement du gyroscope est bon, que ce soit en mode rapide ou en mode lent.

    Via Engadget

  • Première accélération d’électrons guidée par un faisceau de protons circulant à travers un plasma

    Posté le 30 septembre 2018

    Dans un article publié le 29 août dernier dans Nature la collaboration AWAKE du CERN a rapporté la première accélération réussie d’électrons à l’aide d’une vague générée par des protons circulant à travers un plasma. L’accélération obtenue sur une distance donnée est déjà plusieurs fois supérieure à celle des technologies conventionnelles utilisées par les accélérateurs de particules. Proposée pour la première fois dans les années 1970, l’utilisation de vagues de plasma (appelées “wakefields”, “champs de sillage” en français) a le potentiel de réduire considérablement la taille des accélérateurs au cours des prochaines décennies.

    Le 26 mai 2018, la collaboration AWAKE avait accéléré des électrons témoin avec succès. Les électrons injectés dans AWAKE à des énergies relativement basses de l’ordre de 19 MeV ont surfé la vague de plasma et ont été accélérés à une énergie de presque 2 GeV sur une distance de 10 mètres.

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  • Le Compact Muon Solenoid (CMS) du LHC

    Posté le 29 septembre 2018

    Le Compact Muon Solenoid (CMS) est l’un des 4 détecteurs de particules du Large Hadron Collider (LHC) et l’une des plus grandes collaborations scientifiques au monde.

    Son programme de physique va de l’étude du Modèle Standard jusqu’à la recherche de dimensions supplémentaires et de particules qui pourraient être les constituants de la matière noire.

    Construit autour d’un énorme aimant solénoïde, le détecteur mesure 21 mètres de long, 15 mètres de large et 15 mètres de haut. Il pèse 14 000 tonnes.

    Crédit : CERN

  • Confirmation de la désintégration du Boson de Higgs en quarks bottom

    Posté le 29 août 2018

    Le 28 août, les collaborations ATLAS et CMS ont présenté leur découverte de la désintégration du Boson de Higgs en quarks bottom. D’après le Modèle Standard, cette désintégration devrait se produite 60% du temps

    Cette découverte n’a pas été simple car plusieurs évènements peuvent produire des quarks bottom. Il est difficile d’isoler ceux produits par le Boson de Higgs des autres.

    Pour extraire le signal, les collaborations ATLAS et CMS ont combiné les données des Run 1 et 2 du LHC. Les énergies des collisions étaient de 7, 8 puis 13 TeV.

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  • La Contraction des Longueurs en Relativité Restreinte

    Posté le 30 juillet 2018

    La contraction des longueurs en relativité restreinte est-elle réelle ?

    Tout dépend de ce qu’on appelle « réel ». Mais voici les faits :

    Tout comme avec la dilatation du temps, on n’observe pas la contraction des longueurs dans notre vie quotidienne car nos vitesses de déplacement sont très faibles comparées à celles proches de la lumière.

    Mais dans les accélérateurs de particules, les particules accélérées à une vitesse proche de celle de la lumière ont leurs lignes de champ électrique compressées dans la direction de leur déplacement. Elles produisent un bref signal qui est différent des signaux reçus d’électrons en mouvement moins rapide.

    Au RHIC, où on accélère des ions lourds (plomb ou or, par exemple) pour les faire entrer en collision, les résultats des analyses ne peuvent s’expliquer que si les formes sphériques des ions lourds sont aplaties pour devenir comme des pancakes.

    Cet effet est donc bien réel

    Source : “Inquiry into Physics”