Guy DOYEN

Nullius In Verba
  • Première Image d’un Trou Noir – Explications

    Posté le 11 avril 2019

    Une équipe internationale de plus de 200 astronomes du Event Horizon Telescope (EHT) ont capturé la première image directe d’un trou noir. Ils ont accompli cet exploit en coordonnant la puissance de 8 radiotélescopes répartis sur 4 continents (fonctionnant comme un immense télescope virtuel) en utilisant une technique appelée Very Long Baseline Interferometry (VLBI).

    Dans une série d’articles publiés dans le journal Astrophysical Journal Letters, l’équipe a révélé 4 images du trou noir supermassif qui se situe au coeur de Messier 87, à 55 millions d’années-lumière de la Terre. Les images montrent une zone sombre centrale entourée d’un anneau de lumière qui est plus brillant d’un côté que de l’autre

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  • LHCb découvre une asymétrie matière-antimatière

    Posté le 28 mars 2019

    Une nouvelle observation de l’expérience LHCb montre que les quarks Charm se comportent différemment de leurs antiparticules

    Avec une certitude statistique de 99,9999%, les scientifiques de LHCb ont observé une différence entre les désintégrations de particules de matière et d’antimatière contenant des quarks Charm. 

    Cette découverte pourrait nous aider à expliquer pourquoi nous vivons dans un univers dominé par la matière et pourquoi l’antimatière semble avoir presque totalement disparue.

    Toutes les structures de notre univers sont faites de matière

    L’antimatière est presque identique à la matière, sauf que ses propriétés de charge électrique et magnétique sont inversées. Des études de précision sur les atomes d’antihydrogène, par exemple, ont montré que leurs caractéristiques sont identiques à celles des atomes d’hydrogène au-delà de la milliardième décimale.

    La matière et l’antimatière ne peuvent pas coexister dans le même espace car si elles entrent en contact elles s’annulent. Cette nature égale mais opposée de la matière et de l’antimatière pose un casse-tête aux cosmologistes, qui partent du principe que la même quantité de matière et d’antimatière aurait dû exploser lors de la naissance de notre univers. Mais si cela est vrai, toute cette matière et cette antimatière devraient s’être annihilées, ne laissant que de l’énergie.


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  • Les détecteurs d’ondes gravitationnelles unissent leurs forces pour une nouvelle année de chasse au signal

    Posté le 26 mars 2019

    Les détecteurs Virgo et LIGO sont prêts à démarrer un nouveau cycle d’observation (appelé O3), durant une année entière. Le départ de la chasse aux ondes gravitationnelles est prévu pour le 1er avril, lorsque le détecteur européen Virgo, basé en Italie à l’European Gravitational Observatory (EGO), et les détecteurs jumeaux LIGO, situés dans l’état de Washington et de Louisiane (USA), commenceront à prendre ensemble les données et deviendront ainsi l’observatoire d’onde gravitationnelle le plus sensible à ce jour.

    Pendant un an, la collaboration LIGO-Virgo enregistrera les données scientifiques en continu et les trois détecteurs fonctionneront comme un observatoire global.

    Depuis août 2017, fin du deuxième cycle d’observations O2, les deux collaborations ont travaillé intensivement sur leurs interféromètres pour en améliorer la sensibilité et la fiabilité. Les scientifiques ont également amélioré l’analyse de leurs données en ligne et hors ligne, et développé les procédures de diffusion d’alertes publiques ouvertes : en quelques minutes (5 minutes), ils avertiront les communautés de la physique et de l’astronomie lorsqu’un événement potentiel d’onde gravitationnelle est observé.

    « Passer de l’ère pionnière, qui a conduit à une découverte historique, à l’ère actuelle de l’observation où l’interféromètre et l’infrastructure devront fonctionner sans faille pendant 24 heures, sept jours par semaine pendant toute une année, a été et reste un défi de taille », déclare Stavros Katsanevas, directeur d’EGO. « Je suis toutefois convaincu que nous relèverons ce défi avec le même succès que le précédent »

    Grâce aux mises à jour de Virgo et de LIGO, les signaux de fusion de trous noirs binaires comme GW150914, le premier événement gravitationnel jamais détecté, devraient devenir très courants, peut-être jusqu’à un par semaine.

    Le détecteur japonais KAGRA devrait rejoindre le réseau mondial LIGO-Virgo dans la dernière partie de l’O3, étendant ainsi les capacités de détection et de pointage du réseau mondial.

    D’après le Communiqué de Presse de EGO-Virgo, Via CNRS


    Pour mieux comprendre de quoi il s’agit, vous pouvez lire les articles suivants :
    Les vagues du tissu de l’Espace-Temps ont été détectées
    Ondes gravitationnelles : et de deux !
    Ondes gravitationnelles : première détection conjointe des collaborations LIGO et Virgo

  • Première Nuit de l’antimatière organisée le 1er avril 2019 dans toute la France

    Posté le 21 mars 2019

    Il s’agit d’un évènement organisé par le CNRS, le CEA et la Société Française de Physique (en partenariat avec le magazine Sciences et Avenir)

    Cette première « Nuit de l’antimatière » se déroulera le 1er avril 2019 dans quatorze villes françaises. Conférences, table-ronde, débats, visites virtuelles de laboratoires et quizz sont au programme de cet événement festif gratuit et ouvert à tous.

    Cette soirée festive, organisée dans le cadre des 80 ans du CNRS et de « 2018-2019 Année de la chimie, de l’école à l’université », se tiendra simultanément à Paris au cinéma le Grand Rex et dans 14 autres villes françaises : Annecy, Bordeaux, Caen, Clermont-Ferrand, Dijon, Dunkerque, Grenoble, Limoges, Lyon, Marseille, Orléans, Poitiers, Strasbourg et Toulouse, toutes interconnectées.

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  • CRISPR pourrait bientôt créer des tomates pimentées en activant leurs gènes dormants

    Posté le 26 février 2019

    Des scientifiques brésiliens pensent pouvoir créer des tomates pimentées

    Bien que les piments et les plants de tomates aient divergé d’un ancêtre commun il y a des millions d’années, les tomates possèdent toujours les gènes nécessaires pour produire des capsaïcinoïdes, les molécules qui donnent la sensation de brûlure aux piments

    Agustin Zsögön, de l’Université fédérale de Viçosa au Brésil, a écrit dans la revue Trends in Plant Science que des outils d’édition de gènes tels que CRISPR pourraient réactiver ces gènes.

    Les tomates sont beaucoup plus faciles à cultiver que les piments. Par conséquent, les rendre pimentées pourrait les transformer en fabriques à piments. “Les capsaïcinoïdes sont des composés très précieux. ils sont utilisés dans [l’industrie] des armes pour le spray au poivre. Ils sont également utilisés pour les anesthésiques [et] des recherches ont montré qu’ils favorisent la perte de poids”

    Les tomates ne sont pas le premier aliment pour lequel les scientifiques ont pensé pouvoir donner un goût inhabituel grâce à CRISPR. La production de fraises plus sucrées, de champignons qui ne brunissent pas et de cerises de terre (Physalis) plus savoureuses a été tentée ou évoquée dans le passé.

    Via Technology Review