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  • Particules Subatomiques et Big Data : Google rejoint l’Openlab du CERN

    Posté le 25 novembre 2018

    Le 15 novembre dernier Google a signé un accord concernant l’adhésion à CERN Openlab pour explorer les possibilités de Projets de Recherche et Développement dans le Cloud Computing, Machine Learning et Quantum Computing.

    Le CERN est l’une des institutions de recherche en physique les plus renommées au monde. De nombreuses personnes le connaissent pour son LHC, le plus grand et le plus puissant collisionneur de particules au monde, utilisé pour découvrir le boson de Higgs en 2012. Mais c’est également le lieu de naissance du World Wide Web. Le premier site Web créé en 1991 était un moyen de permettre le partage et l’analyse collaborative des données expérimentales. D’une certaine manière Google doit donc son existence au CERN.

    Le CERN a créé Openlab en 2001 en tant que cadre de collaboration entre le CERN et des entreprises leaders dans le domaine des technologies de l’information et de l’informatique. Il existe actuellement plus de 20 projets Openlab au CERN, répartis sur quatre domaines de recherche et développement: technologie et infrastructure de centre de données, performance informatique et logiciels, Machine learning et analyse de données, et applications interdisciplinaires.

    Au cours des prochaines années, le LHC fera l’objet d’une série de mises à niveau qui augmenteront considérablement la visibilité des chercheurs sur la nature fondamentale de la matière, augmentant sa « luminosité » et générant davantage de collisions de particules. Ce qu’on appelle le “LHC à haute luminosité” ou HL-LHC sera en ligne aux alentours de 2026. En utilisant les logiciels, matériel et techniques d’analyse actuels, il est estimé que la capacité de calcul requise serait environ 50 à 100 fois supérieure qu’aujourd’hui. Les besoins en stockage de données devraient s’exprimer en exaoctets (un ordre de grandeur supérieur à celui d’aujourd’hui) d’ici là.

    Cela crée des problèmes de gestion, d’analyse et de traitement des données que Google trouve passionnants et stimulants. Google a déjà collaboré avec le Fermilab et le Brookhaven National Laboratory (BNL), les deux sites américains « Tier 1 » de la grille de calcul mondiale utilisés pour stocker et analyser les données des expériences du LHC. En travaillant avec le Fermilab, Google a démontré sa capacité à utiliser Google Compute Engine à l’échelle de centaines de milliers de cœurs pour traiter les données du détecteur CMS sur le LHC dès le début de l’année 2016.

    Google a rejoint CERN Openlab afin de collaborer avec la communauté du CERN pour élargir les frontières de ce qui est possible dans les domaines du calcul, du stockage, du machine learning et de l’informatique quantique. En travaillant ensemble, il sera possible de développer une meilleure technologie pour aider les chercheurs du CERN à résoudre les défis en matière de données pour les cycles 2021-2023 et 2026-2029 du LHC.

    « Le CERN a un programme de mise à niveau ambitieux pour le grand collisionneur de hadrons, qui se traduira par un large éventail de nouveaux défis informatiques », a déclaré Alberto Di Meglio, directeur de l’Openlab au CERN. « Surmonter ces obstacles jouera un rôle clé en permettant aux physiciens de faire de nouvelles découvertes révolutionnaires sur notre univers. Nous pensons que le fait de travailler avec Google peut nous aider à relever avec succès certains de ces défis et à générer des avancées techniques qui peuvent avoir un impact au-delà de notre communauté de recherche »

    Les 4 détecteurs du LHC, sous la frontière franco-suisse

    Source : Google

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