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  • LHCb découvre une asymétrie matière-antimatière

    Posté le 28 mars 2019

    Une nouvelle observation de l’expérience LHCb montre que les quarks Charm se comportent différemment de leurs antiparticules

    Avec une certitude statistique de 99,9999%, les scientifiques de LHCb ont observé une différence entre les désintégrations de particules de matière et d’antimatière contenant des quarks Charm. 

    Cette découverte pourrait nous aider à expliquer pourquoi nous vivons dans un univers dominé par la matière et pourquoi l’antimatière semble avoir presque totalement disparue.

    Toutes les structures de notre univers sont faites de matière

    L’antimatière est presque identique à la matière, sauf que ses propriétés de charge électrique et magnétique sont inversées. Des études de précision sur les atomes d’antihydrogène, par exemple, ont montré que leurs caractéristiques sont identiques à celles des atomes d’hydrogène au-delà de la milliardième décimale.

    La matière et l’antimatière ne peuvent pas coexister dans le même espace car si elles entrent en contact elles s’annulent. Cette nature égale mais opposée de la matière et de l’antimatière pose un casse-tête aux cosmologistes, qui partent du principe que la même quantité de matière et d’antimatière aurait dû exploser lors de la naissance de notre univers. Mais si cela est vrai, toute cette matière et cette antimatière devraient s’être annihilées, ne laissant que de l’énergie.


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  • Première Nuit de l’antimatière organisée le 1er avril 2019 dans toute la France

    Posté le 21 mars 2019

    Il s’agit d’un évènement organisé par le CNRS, le CEA et la Société Française de Physique (en partenariat avec le magazine Sciences et Avenir)

    Cette première « Nuit de l’antimatière » se déroulera le 1er avril 2019 dans quatorze villes françaises. Conférences, table-ronde, débats, visites virtuelles de laboratoires et quizz sont au programme de cet événement festif gratuit et ouvert à tous.

    Cette soirée festive, organisée dans le cadre des 80 ans du CNRS et de « 2018-2019 Année de la chimie, de l’école à l’université », se tiendra simultanément à Paris au cinéma le Grand Rex et dans 14 autres villes françaises : Annecy, Bordeaux, Caen, Clermont-Ferrand, Dijon, Dunkerque, Grenoble, Limoges, Lyon, Marseille, Orléans, Poitiers, Strasbourg et Toulouse, toutes interconnectées.

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  • Transporter des antiprotons dans une camionnette

    Posté le 26 février 2018

    Une équipe de chercheurs travaillant sur le projet PUMA (antiProton Unstable Matter Annihilation), près du laboratoire du CERN, planifie de capturer des milliards d’antiprotons afin de les mettre dans un conteneur pour les transférer vers un laboratoire nommé ISOLDE.

    Les antiprotons sent créés de la même manière que ce qui se fait actuellement au CERN mais seront utilisés dans des expériences situés dans un bâtiment proche. Pour que cela soit possible les antiprotons sont conditionnés et livrés dans un van.

    Les antiprotons sont les jumeaux opposés des protons. Ils sont parfois produits dans la nature mais ne durent pas longtemps car ils s’annihilent lorsqu’ils entrent en contact avec la matière ordinaire. Les chercheurs du CERN les créent en tirant un faisceau de protons sur une cible métallique.
    Conserver les antiprotons dans une chambre à vide à seulement 4 degrés au dessus du zéro absolu peut les protéger de l’annihilation pendant une courte période.

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  • Les protons et antiprotons semblent être de véritables images miroir

    Posté le 16 août 2015

    Piege_de_Penning

    Lors d’un test rigoureux concernant une propriété fondamentale du modèle standard de la physique des particules (la symétrie CPT), des chercheurs de la collaboration BASE du CERN (dirigée par RIKEN) ont effectué les mesures les plus précises du rapport charge-masse des protons et de leur homologues d’antimatière, les antiprotons.

    Leurs travaux, publiés dans la revue Nature, ont été réalisés en utilisant l’Antiproton Decelerator du CERN, un dispositif qui fournit des antiprotons de basse énergie pour les expériences sur l’antimatière.

    L’invariance CPT, que cette expérience visait à tester, signifie qu’un système reste inchangé si 3 propriétés fondamentales sont inversées : C (la charge), qui distingue la matière de l’antimatière, P (la parité), qui est une rotation à 180° dans l’Espace, et T (le temps). C’est un principe central du Modèle Standard qui implique que les particules d’antimatière doivent être des images miroir parfaites de la matière, avec seulement une inversion des charges.

    Cette recherche aide à comprendre pourquoi nous vivons dans un Univers qui n’a pratiquement pas d’antimatière, malgré le fait que le Big Bang aurait dû mener à la création des 2 en quantité égales. Si des violations de CPT avaient été trouvées cela signifierait que la matière et l’antimatière pourraient avoir des propriété différentes (comme par exemple des antiprotons qui se désintègreraient plus rapidement que les protons). Mais les résultats indiquent que les rapports charge/masse sont les mêmes.

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  • Prédiction des antiparticules par Paul Dirac (1928)

    Posté le 10 février 2014

    Paul_DiracEn 1928, le physicien britannique Paul Dirac écrivit une équation qui combinait la théorie quantique et la relativité restreinte pour décrire le comportement d’un électron se déplaçant à une vitesse proche de celle de la lumière. L’équation permettait aux atomes d’être traités d’une manière compatible avec la relativité de Einstein. En 1933, le prix Nobel de Physique a été attribué à Paul Dirac pour cette équation décrite dans son article “The quantum theory of the electron”.

    Cette équation posait un problème : tout comme x2=4 a 2 solutions possibles (x=2 et x=-2), l’équation de Dirac pouvait avoir 2 solutions : une pour un électron avec une énergie positive, et l’autre pour un électron avec une énergie négative. Mais la physique classique (et le bon sens) dictaient que l’énergie d’une particule devait toujours être positive.

    Dirac a pensé que cela signifiait que pour chaque particule existante correspondait une antiparticule, correspondant exactement à la particule en question mais possédant une charge opposée. Pour l’électron, il devait y avoir un “antiélectron” identique en tout point mais possédant une charge électrique positive. Dans sa conférence de prix Nobel de 1933, Dirac a expliqué comment il en est arrivé à cette conclusion et a spéculé sur l’existence d’un Univers constitué d’antimatière.

    Source : CERN